• Portfolio

    Blason d'un corps : le corps entier

     

    Et incarnatus est. 

     

    « Qui dira les intimes épousailles qui lient l’esprit et la chair ? »  

                                                               Alexandre Jollien

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Etat de la personne

     

     

     

    « À force de soucis » 

     

    Le souci, et singulièrement le souci de soi, est devenu la préoccupation première de nos contemporains individus autonomes et déculpabilisés. On appelle aussi ce souci inquiétude, instabilité, tracas, angoisse. Quelquefois, il est baptisé stress, anxiété, ou il est qualifié de dépression. Il y a des médicaments pour cela.  Ce mal est caractérisé par un sentiment de frustration quasi permanent, il affecte particulièrement les possédants, plus rarement les pauvres. C’est une maladie endogène, favorisée par l’environnement mimétique exacerbé de l’époque, que certains soignent… avec plus de compétition. Bien que ce mal-être soit vieux comme le monde, il est en passe de devenir le mal du siècle. Le Christ demandait déjà, il y a vingt siècles : « Qui de vous pourrait, à force de soucis, augmenter d’une coudée la longueur de sa vie ? » Propos rapportés par Luc (12, 25).

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare

     

     

     

    L’amour n’est qu’une marchandise 

     

    ‘[…] love is merchandiz’d, whose rich esteeming
    The owner’s tongue doth publish every where.’
     

     

    « L’amour n’est qu’une marchandise quand son prix

    Est affiché partout par son propriétaire. » 

     

                                               Sonnet 102

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Retour du religieux archaïque

     

     

    Orthorexie 

     

    « L’orthorexie (du grec orthos, « correct », et orexis, « appétit ») est un ensemble de pratiques alimentaires caractérisé par l’ingestion d’une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. Une alimentation saine se caractérise par la consommation de produits frais, naturels, et le refus d’aliments raffinés, industriels ou transformés. » (définition proposée par Wikipédia)

       Nous assistons aujourd’hui à un phénomène étrange. Dans notre civilisation sécularisée, débarrassée, croyons-nous, des tabous religieux ancestraux, réapparaissent des comportements qui ressemblent à s’y méprendre aux anciens interdits sur la nourriture. Des peurs archaïques reviennent, liées à l’idée d’empoisonnement éternel syndrome de la persécution. Les repas sont ainsi normalisés, codifiés, selon des préceptes rigoureux : tu ne mangeras pas gras, ni trop abondamment, tu renonceras aux produits d’origine animale, tu préféreras le cru au cuit, etc. Karl Marx avait dénoncé la religion comme étant l’opium du peuple, on voit qu’un monde sans religion avouée produit des croyances qui sont le nouvel opium des individus. La déchristianisation des Européens, la « déislamisation » des enfants d’émigrés déracinés, nous conduisent tout droit à un retour (sournois, non-dit) à un religieux archaïque. Le bénéfice est nul, peut-être est-il même négatif car les « orthorexiques » ne savent pas qu’ils finissent par se comporter de manière quasi religieuse.

       Le phénomène est d’autant plus surprenant dans une culture anciennement christianisée où les rites alimentaires ont été progressivement éliminés. Nous avons, semble-t-il, tout oublié des paroles de Jésus-Christ telles qu’elles sont rapportées par saint Matthieu (15, 10-20) : « Jésus appela la foule et lui dit : ‘‘Écoutez et comprenez ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui rend l’homme impur.’’ […] Prenant la parole, Pierre lui dit : ‘‘Explique-nous cette parabole.’’ Jésus lui répondit : ‘‘Êtes-vous encore sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe dans le ventre pour être éliminé ? Mais ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Car c’est du cœur que procèdent les mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. C’est cela qui rend l’homme impur, mais manger sans se laver les mains ne rend pas l’homme impur.’’ » On ne peut pas être plus explicite.

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare

     

     

     

    L’amertume du désir 

     

    ‘But O, how bitter a thing it is to look into happiness through another man’s eyes.’ 

     

    « Hélas, qu’il est amer de contempler le bonheur par les yeux d’un autre ! » 

     

                                              As You Like It, Comme il vous plaira,

                                                                          Acte V, scène 2.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire