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    Bienvenue.

    Pourquoi ce blog ?

    Simplement pour se frotter aux meilleures intelligences :

    * celle de Shakespeare,

    * celle de René Girard et de ses héritiers,

    * celle des poètes et des enfants,

    * toutes celles venues d’ailleurs. 

    Voyez la table des matières.

     

    Annonce :

    Je vous invite à une lecture-spectacle des

    Sonnets de Shakespeare 

    le mercredi 21 novembre à 18 heures précises

    au Théâtre Déjazet, 41 Bd du Temple Paris 3e 

    sur réservation uniquement : 01 48 87 52 55

     

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  • Mimétisme 

     

     

          « L’homme à succès regarde les autres le regarder. » 

                                                     René Girard

     

     

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  • Regarder

     

    Signes visibles

     

    Les malheurs du monde ne cessent de nous faire signe. Le clochard à la porte de l’église : « À vot’ bon cœur ! » Les taudis autour de la ville : « À vot’ bon cœur ! » La guerre : « À vot’ bon cœur ! » Les petits enfants aveugles de Dakar : « À vot’ bon cœur ! » « Cette génération demande des signes… » Des signes ? Il n’y a que cela !

                                                                             Stan Rougier

     

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  • Portfolio

    Le droit à la différence

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Controverse 

     Au Globe, quand même

     

    Pourquoi Périclès n’est pas de Shakespeare

     

    Dans la première édition du folio, en 1623, Périclès ne figure pas. Les plus proches collaborateurs de Shakespeare, ceux qui l’avaient côtoyé, qui l’avait admiré et aimé, ceux-là mêmes qui ont tenu à perpétuer son œuvre, n’ont pas cru bon d’inclure Périclès dans le canon shakespearien. La pièce n’a été introduite dans le fameux canon qu’en 1664, à la troisième édition des « œuvres complètes » !

       Qu’en est-il de la pièce elle-même ? Elle est extrêmement mal ficelée. Est-elle, ou non, de Shakespeare ? Le scénario est faible, mal maîtrisé. Marina n’est pas Isabelle ! Les résurrections n’ont rien à voir avec celle de Héro et d’Hermione. Trop de personnages ont une existence incertaine. L’enchainement des scènes est peu logique. L’écriture est quelconque. Il n’y a aucun oxymore, aucun chiasme, seulement des doublettes qui font un petit effet et ne veulent rien dire. Et surtout – et cela me parait rédhibitoire – les personnages « s’expliquent » au lieu d’être eux-mêmes. Ni Richard III, ni Iago, ni Hamlet, aucun personnage authentique de Shakespeare ne « se raconte ». Tous posent leur identité, ils se situent dans l’intrigue, mais ils ne se justifient pas comme s’ils étaient extérieurs à eux-mêmes. Ils ne dévient jamais de leur logique interne.

       Le thème de la beauté – associé à la vertu – est-il en rapport avec les Sonnets ? As a fair day in Summer wondrous fair (II, 5, 36) peut le laisser penser. Mais la copie du sonnet est particulièrement maladroite – s’il y a copie. La comparaison de la beauté et de l’été est banale. Shakespeare, lui, parlant de W.H., évoquait un « éternel été ». L’oxymore est accentué par « ne se fanera pas ». Rien de tel dans Périclès.

       Certains critiques notent dans l’écriture de la pièce « une attitude de détachement » (J.-B. Fort). Toujours ce soupçon que Shakespeare ne s’intéressait pas vraiment à ce qu’il écrivait. On remarque plutôt partout un manque de densité, et surtout beaucoup de conventions bien pensantes !

       Last but not least, toutes les pièces de Shakespeare – même les historiques – portent, à plus ou moins grande échelle, sur le désir ! Périclès fait curieusement exception. Cherchez l’erreur.

       Girard ne dit rien de Périclès. N’est-elle pas assez mimétique ? En effet, la pièce ne l’est pas du tout. Il est bien fait mention d’une rivalité entre Marina, fille de Périclès, et Philotène, fille de Cléon (mais cette dernière n’apparait pas dans la pièce !). Le thème n’est pas du tout exploité. C’est en fait la mère de Philotène qui veut faire tuer Marina pour qu’elle n’éclipse pas sa fille en beauté et en renommée (acte IV).

       Périclès ne serait-il pas plutôt un pastiche de Shakespeare, une mauvaise copie de la main d’un admirateur sans talent ? Pour le coup, nous retomberions dans un mimétisme singulier !

     

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