•  

     

    Bienvenue.

    Pourquoi ce blog ?

    Simplement pour se frotter aux meilleures intelligences :

    * celle de Shakespeare,

    * celle de René Girard et de ses héritiers,

    * celle des poètes et des enfants,

    * toutes celles venues d’ailleurs. 

    Voyez la table des matières.

    Je vous souhaite une bonne visite. 

     

    ¥ ¥ ¥ 

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • « L’homme diminué » 

     

     

    L’autonomie assistée par ordinateur

     

    Ceci n’est pas un oxymore, ceci est une supercherie sciemment organisée.

       Parmi les chimères que la machine marchande et les ingénieurs du futur essaient de nous vendre, il y a l’idée que, grâce aux petits automates qui nous assistent à longueur de journée, nous nous retrouverions plus libres. Nous nous débarrasserions, paraît-il, des corvées ingrates qui nous pourrissent la vie, et nous pourrions ainsi consacrer tout notre temps à des tâches plus nobles comme… la lecture, la création artistique et la culture de la sagesse.

       Tu rigoles, ou quoi ?

       La réalité, c’est que les machines qui carburent à l’Intelligence Artificielle encombrent notre vie sans nous soulager le moins du monde des besognes ingrates. À l’inverse, nous devons nous occuper d’elles, les « machines pensantes », sans relâche. Il n’y en a plus que pour elles. Impossible de se reposer. « La multiplication des alertes, des notifications, des relances, des invitations et des fenêtres intempestives qui surgissent à l’écran génère un débordement cognitif déterminant une perte de contrôle des usagers sur leur activité au quotidien. […] Un ‘‘régime de la dispersion’’ se généralise alors. […] À rebours de l’autonomie si souvent vantée, nous assistons à l’exacerbation de logiques hétéronomes. » Voilà ce qu’en pense un spécialiste de la robotique, Antonio A. Casilli (En attendant les robots, Éditions du Seuil, 2019).

       Autrement dit, nous ne sommes pas devenus plus libres grâce à nos petits robots intelligents, mais au contraire bien plus aliénés. Mais comment faisions-nous avant les téléphones portables, avant les tablettes, avant les ordinateurs ? Avions-nous le sentiment d’être asservis par nos obligations quotidiennes ? Pas du tout ! Inversons la question. Comment ferions-nous aujourd’hui sans nos gadgets électroniques ? Certains ne sauraient plus aller chez leurs amis, faute de GPS. D’autres ne pourraient même pas payer leur baguette de pain, ne disposant pas d’une carte de crédit « sans contact ». Bref, nous aurions affaire à des incapables. Autonomes ? Sûrement pas.

       Et il y a pire. Avec les téléphones connectés, les cartes électroniques, nous sommes suivis partout où nous allons, le moindre de nos actes est répertorié, identifié, enregistré, numérisé. Nous n’avons jamais été aussi peu indépendants, aussi peu responsables. Nous n’avons même plus à nous souvenir de notre prochain rendez-vous chez le médecin le médecin, quand même ! , notre téléphone nous le rappelle 10 fois de suite… En somme, nous voilà transformés en une bande d’idiots.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare

     

     Steve Wojtas as Hotspur

     

    Hypocrisie* des boutefeux

     

    S’apprêtant à faire la guerre à Henry, par pure ambition, Hotspur déclare :

     

    Hotspur.              [Henry] drove us to seek out

    This head of safety…

     

    HOTSPUR. – [C’est Henry qui] nous a poussés à rechercher

    Ce moyen de notre sécurité…

     

                                     Henry IV, 1st part, IV, 3, 102-103.

     

    *Acte de parfaite méconnaissance. C’est toujours l’autre qui pousse à la guerre.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Théorie mimétique

     

     

    La planète bouc émissaire

     

    Pourrons-nous nous réconcilier AVANT d’avoir complètement détruit la planète ? Dans la crise mimétique mondialisée que nous traversons, nous nous disputons ce qui reste à consommer de cette malheureuse terre. Pire, nous consommons plus qu’elle ne peut donner, nous épuisons en moins de huit mois ce qu’elle produit en une année… Cette « troisième guerre mondiale », décrite par Michel Serres, est particulièrement sournoise, puisque nous l’avons déclarée sans le dire ! C’est, hélas, une guerre qui ne promet aucune paix. Il n’y aura bientôt plus rien à partager.

        Il est quand même étrange que nous soyons capables de nous apitoyer sur les oiseaux qui meurent, sur les espèces qui disparaissent, sur les abeilles et les baleines, sur les victimes des conflits et des désastres naturels, sans voir la première victime de toutes : la terre elle-même. Sans doute pour ne pas voir qu’avec la terre, c’est nous qui disparaîtrons. Nous ne voulons pas passer pour nos propres exécuteurs. Il n’y a pas de cercle de méconnaissance plus vicieux.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Portfolio 

    Addicts aux écrans

     

    « La grande et sécrète préoccupation de l’Homme moderne est beaucoup moins de se disputer la possession du Monde que de trouver le moyen de s’en évader. »

                                                                         Teilhard de Chardin

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires