•  

      

    Bienvenue.

     

    Vous trouverez, sur mon blog, le résultat de mes recherches sur

       *  William Shakespeare,

       *  René Girard et la théorie mimétique,

       *  l’éducation et le désir,

    et plus encore…

     

    Dans la table des matières, suivez la couleur : 

    Shakespeare en bleu,  

    René Girard et le Mimétisme en vert,  

    Éducation, Enfance en rouge,

    Hommages en violet, 

    Réflexions, Notes de lecture en noir,

    Poésie, Chroniques personnelles en marron.

     

    Je vous souhaite une bonne visite. 

     

    ¥ ¥ ¥ 

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Catastrophisme 

     

     

     

     

     

    Le partage

     

    En se débarrassant de Dieu, l’homme éclairé de la Renaissance ne s’est pas contenté de vider le ciel, il a aussi pris la place du Grand Créateur. Et il s’est cru infini – comme la Grenouille qui se moquait du Bœuf ! Exemple. Avec leurs petits algorithmes malins, les financiers s’imaginent qu’ils peuvent grossir leur richesse indéfiniment, sans limite. On sait aujourd’hui ― mais le savent-ils ? ― que la richesse ne grossira que jusqu’à l’éclatement de la bulle, la Grosse Bulle, la dernière, the Big Bubble. La planète est petite : avec son réchauffement, avec l’exploitation effrénée des ressources et l’accumulation des déchets, elle se rétrécit sous nos yeux ― mais que voient-ils ?

       L’issue qui paraît unique, et de bon sens, c’est de partager les restes tant qu’il y en a. Si les richesses ne sont pas redistribuées (et vite !), sous forme de revenus ou autre ― après tout, chacun est en droit d’attendre de toucher les dividendes de l’effort collectif ! ―, si la place n’est pas faite aux migrants qui n’en peuvent plus, si on ne commence pas à nettoyer ce qui a été salopé, en laissant les pauvres vivre dans la crasse des riches, il se pourrait que ça finisse mal…

       Mais, comme le remarque Jean-Pierre Dupuy* : « Nous ne croyons pas ce que nous savons. […] Ce n’est pas l’incertitude, scientifique ou non, qui est l’obstacle, c’est l’impossibilité de croire que le pire va arriver. » L’impossibilité de croire ! Pourtant nous nous croyons très forts. La réalité nous aveugle et nous croyons à notre puissance qui n’existe pas. Nous avons remplacé Dieu, mais nous avons perpétué les modes de croyance qu’on Lui reprochait de nous imposer.

       L’avenir n’est pas invisible, simplement nous ne voulons pas le voir. Ce n’est pas en dématérialisant l’information, l’argent, l’intelligence, en nous dématérialisant nous-même, de plus en plus, que nous échapperons à notre Incarnation, à notre réalité physique sur le Terre. Ce n’est pas en nous réfugiant dans nos illusions selfiques que nous pourrons durablement mépriser le reste de l’humanité, celle qui nous fait vivre, justement !

       Voilà le constat.

     

     

     

    * Pour un catastrophisme éclairé, Seuil, 2002.

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Actualité

     

    Salon Lire à Étiolles

     

    samedi 18 novembre

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Méconnaissance

     

     

     

     

    Aveugles

     

                                                                                                               « …la violence aux yeux crevés… »

     

                                                                                                                           Albert Camus, L’homme révolté

     

    On dit couramment que l’amour est aveugle. Ce qui est loin d’être vrai. Le désir peut-être, mais l’amour peut au contraire porter une lumière éclatante.

       Ce qui est bien aveugle, en revanche, c’est la violence. Elle est tellement aveugle que nous ne voyons pas à quel point elle nous rend aveugles. Et pour longtemps. Que 50 ans après sa mort, certains encensent encore Che Guevara est une aberration. Il a eu la chance de mourir en quasi-martyr. Cela lui a donné aussitôt le statut de saint. Mais de son vivant, quelle brutalité ! Il n’a pas eu le temps de devenir Staline, ni Mao, ni Pol Pot, mais il avait toutes les dispositions pour cela. Et surtout un sang froid équivalent. Le contraire du courage.

       Que les assassins tuent en fermant les yeux, je le comprends. Mais pourquoi ferment-ils aussi les yeux des témoins ?

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Citation 

      

     

     

     

            « Nous sommes tous des hôtes en attente de visa. »

     

            Erri De Luca, La nature exposée.

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires