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    Bienvenue.

    Pourquoi ce blog ?

    Simplement pour se frotter aux meilleures intelligences :

    * celle de Shakespeare,

    * celle de René Girard et de ses héritiers,

    * celle des poètes et des enfants,

    * les voix de la mémoire,

    * et celles venues d’ailleurs. 

     

    AVERTISSEMENT : pendant la période de confinement obligatoire, certains de mes articles peuvent prendre des allures surréalistes (comme le Portfolio : le tact). Je ne change rien à ce que j’ai écrit. Attendons le retour à la santé. Et ne nous abandonnons-nous pas les uns les autres.

     

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  • Signe des temps 

     

     

    Les années 20, les années folles

     

    Sortirons-nous de la « crise du coronavirus » abattus ou revigorés ? Nos années 20 vont-elles ressembler à celles d’il y a un siècle quand, au sortir de la Grande Guerre, les Européens se sont amusés comme jamais – mais pas longtemps ? Y aura-t-il un effet compensatoire ou bien la morosité se prolongera-t-elle indéfiniment ? Cela dépendra de la « sortie de crise », de la manière dont nous viendrons à bout du mal. La crise sanitaire sera surmontée, cela ne fait aucun doute, mais la crise morale ? Le désir, déjà mal en point, se ressaisira-t-il ?

       Traditionnellement, les crises aboutissent à de nouveaux élans d’énergie collectifs. La grande dépression des années 30, suivie de la Seconde Guerre mondiale, a conduit aux Trente Glorieuses et au Baby-Boom. Il est impossible de dire, aujourd’hui, si notre goût de vivre gagnera sur notre dépression morale – celle-ci ayant été bien antérieure à la crise sanitaire actuelle. La prise de conscience de notre solidarité obligée en tant qu’espèce nous amènera-t-elle à plus d’unité ? Ou bien, l’égoïsme des repus reprendra-t-il le dessus ?

       L’après-crise sera passionnante à observer. Elle déterminera bien des comportements qui, à leur tour, entraineront des changements de jugements, de nouvelles certitudes. Un bien ne sort pas nécessairement d’un mal. Le sacrifice n’est pas toujours bénéfique. Nos modes de vie dépendront, comme jamais auparavant, de notre propre volonté, ou plus sûrement, de notre conscience collective mue par nos désirs communs.

       Nous avons le choix entre le divertissement et la lucidité.

     

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  • Violence genrée 

     

    Le pouvoir rend violent

     

    Le « principe féminin », prétendument porté à la douceur et à la paix, a-t-il le moindre fondement ? Les femmes dirigeraient-elles le monde mieux que ne le font les hommes ? C’est-à-dire avec moins de violence, moins de compétition aveugle, tout simplement moins de brutalité. L’histoire nous montre que non. Les femmes de pouvoir, celles qui l’ont effectivement exercé, ont généralement été de surprenantes cheffes de guerre. Marie de Médicis, Catherine de Russie, Golda Meir, Indira Gandhi, Margaret Thatcher n’ont pas laissé le souvenir de personnes enclines à la tendresse et à l’indulgence.

       Ont-elles été rendues violentes à cause du pouvoir qu’elles avaient entre les mains ou bien se sont-elles retrouvées à la tête de nations guerrières parce qu’elles étaient attirées par la puissance et la violence ? Répondre oui deux fois est complètement exact.

     

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  • Shakespeare

     

     

    Fantasme

     

    Leontes. With what’s unreal thou co-active art,
    And fellow’st nothing. Then, ’t is very credent,
    Thou may’st co-join with something ; and thou dost,
    And that beyond commission ; and I find it,
    And that to the infection of my brains,
    And hardening of my brows. 

     

    LÉONTE. – Tu copules avec l’irréel,

    Et tu n’enfantes rien. Mais tu peux aussi 

    T’associer avec quelque chose de réel – comme maintenant ‒,

    Sans être sollicité : je le sais à cause

    De l’infection de mon cerveau

    Et du durcissement de mon front.    

      

                         Le Conte d’hiver, I, 2, 141-146.

     

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  • Ma page d’écriture

     

     

    Les incertitudes de l’ombre

     

    Où est la frontière entre le Mali et l’Algérie,

       entre le nuage et le ciel,

       entre le fleuve et la mer,

       entre l’enfant et l’adolescent,

       entre le garçon et la fille,

       entre l’adolescent et l’adulte,

       entre le jeu et l’expérience,

       entre la force et la violence,

       entre le crépuscule et la nuit,

       entre le compromis et la lâcheté,

       entre l’insulte et le coup,

       entre le flocon et l’avalanche,

       entre l’ange et la bête,

       entre le père et la mère,

       entre la grâce et le don ?

     

     

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