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    Pierre-Yves Trémois

     

    ‘Go to your bosom, knock there, and ask your heart what it doth know.’ 

    « Va dans ta poitrine, frappe, et demande à ton cœur ce qu’il sait. »

     

               William Shakespeare,

                                Measure for measure                                                

                                Mesure pour mesure

  •  

      

       Bonjour et bienvenue.

       Pourquoi ce blog ?

       Simplement pour se frotter aux meilleures intelligences :

       * celle de Shakespeare,

       * celle de René Girard et de ses héritiers,

       * celle des poètes et des enfants,

       * les voix de la mémoire,

       * et celles venues d’ailleurs.

       Pour mieux connaître mon dernier essai Crise du désir, voyez la vidéo sur YouTube : 

    https://www.youtube.com/watch?v=1jG6BIjNqa4  

       Je vous souhaite une bonne visite.

     

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  • Sortir de la Crise du désir

     

    Comme un ballet

     

    Oui, mais comment ?

     

    La « résolution de crise » individuelle, egocentrique, ou selfique, comme je l’appelle, est une impasse. Littéralement, personne n’a la solution, personne individuellement ! Quant à l’espérance du soulèvement des masses qui viendrait à bout de nos aliénations, je crains qu’elle ait sombré avec les autres utopies... Un soulèvement contre qui, d’ailleurs ? Nous n’avons plus d’autres ennemis que nous. Plus notre planète se resserre, plus nous vivons dans un « royaume divisé contre lui-même », comme le décrivent les Évangiles. Ceci n’est pas une parabole, ceci est un fait ! C’est pourquoi, je n’en appelle pas à la raison* ― que Michel Serres déclare en crise, elle aussi ! ― mais à la conscience, qui vient d’un autre usage de nos neurones malades. La conscience est à la fois individuelle ― je dirais plutôt personnelle ― et collective ― je dirais plutôt partagée. C’est le fameux ubuntu : « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». C’est cette conscience personnelle et partagée qui seule peut conduire à une forme d’unité. Oui, c’est un rêve, oui, c’est un désir. Mais j’ai l’impression qu’il commence à être de mieux en mieux partagé.

       La « sortie de crise » ne sera pas individuelle (disons : « de droite ») ni collective (mettons : « de gauche »), elle ne peut être que commune, une mise en commun, un abandon complet de la propriété privée. Comme le soulignent les deux économistes Gaël Giraud, un Français, et Felwine Sarr, un Sénégalais, (leur livre s’intitule L’Économie à venir) : « La dialectique [...] qui considère que des sociétés qui savent encore faire communauté sont forcément des sociétés oppressives [...] et qu’il faut choisir entre les individus atomisés ou le groupe qui vous nie et qui vous dépasse, est complètement hors-sol. » Et encore : « Il ne s’agit pas de dissoudre le soi en tant que tel, mais de dissoudre un ego qui fait obstacle à l’ouverture du soi. » On peut dire aussi qu’il s’agit d’affirmer la personne humaine comme universelle.

     

    * voir mon dernier essai, Crise du désir.

     

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  • Violence mimétique 

     

         « Ne te laisse pas dominer par le mal qu’ils te font. »

                                                                              James Alison

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  • Poésie 

     

              Le Cantique des Cantiques

     

         Viens, ma toute belle...

         Viens dans mon jardin...

         Viens, les pluies ont cessé.

         L’hiver est derrière nous.

         Les fleurs sont au figuier...

         Tu me fais perdre le sens, ma fiancée,

         par un seul de tes regards !

     

                                          4,9-2, 11.

     

     

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  • État de la pensée 

     

    Au-delà de la raison

     

    « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir. » 

                                                                                                             Pierre Dac

     

    Comment acceptons-nous l’humour absurde, le nonsense ? Pourquoi ce type d’humour nous fait-il rire ? Comment notre raison s’accommode-t-elle de la déraison ? Quelle est la part de chaos que la raison tolère ? Paul Claudel expliquait : « L’ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l’imagination. »

       À côté de l’humour, quelle place la poésie tient-elle ? Pourquoi contient-elle plus de vérités que la froide raison de Descartes ? « Notre pâle raison nous cache l’infini », soupirait Rimbaud. L’humour, la poésie touchent-ils à l’infini ?

       Plus fou encore, Francis Blanche, complice de Pierre Dac, osait : « Il ne suffit pas d’être inutile, encore faut-il être Dieu. » Pourquoi l’inutile nous est-il si nécessaire ? Parmi les grands humoristes, il faut aussi compter Albert Einstein qui a reconnu : « Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. » Il remarquait que c’est une vraie merveille qu’il y ait « quelque chose à comprendre plutôt que rien ». L’homme, allez savoir pourquoi, est tellement avide d’explications que la première forme stable venue le rassure. C’est prodige que, malgré toutes ses incertitudes et ses doutes, il choisisse de s’en remettre à l’algèbre plutôt qu’à la numérologie quand il veut construire un pont !

       Admettons donc que les « formes » ne soient pas stables, cela nous protège-t-il des superstitions qui sont des formes vides mais logiques qui se prennent pour des vérités ?

       Je conclus avec Pascal : « Comme s’il n’y avait que la raison capable de nous instruire... »

     

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