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    Pierre-Yves Trémois

     

    ‘Go to your bosom, knock there, and ask your heart what it doth know.’ 

    « Va dans ta poitrine, frappe, et demande à ton cœur ce qu’il sait. »

     

               William Shakespeare,

                                Measure for measure                                                

                                Mesure pour mesure

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          Bonjour et bienvenue. Pourquoi ce blog ?

          Simplement pour se frotter aux meilleures

       intelligences :

          * celle de Shakespeare,

          * celle de René Girard et de ses héritiers,

          * celle des poètes et des enfants, 

          * les voix de la mémoire,

          * et celles venues d’Afrique et d’ailleurs.

          Je vous souhaite une bonne visite.

     

     

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  • Pyrrhonisme 

     

    La nausée, version Camus

     

         « ...jugeant que tout est inutile, vous retirer derrière votre dégoût. » 

                                                    Albert Camus, Carnets (1939).

     

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  • Éducation 

     

    École injuste

     

    De réformes en réformes, toutes promulguées, depuis 50 ans, dans le souci de « valoriser » les élèves et de lutter « contre l’échec scolaire », nous n’avons pas réussi à promouvoir les valeurs authentiques, à distinguer les méritants et à révéler les talents. Depuis des décennies, les « intellectuels de gauche » ont convaincu tout le monde qu’il fallait être gentil avec les défavorisés. Ils se sont persuadés qu’il fallait amener les enfants des pauvres au niveau du standard des riches. Et mimétiquement, ils ont élevé les enfants des classes populaires comme des petits bourgeois. Ils ont transposé le modèle bourgeois d’éducation, où la culture est une activité qui s’exerce comme une récréation, pour satisfaire une curiosité « naturelle », elle est un luxe intellectuel qui accompagne le confort matériel. Pour les gens aisés, l’école n’est finalement qu’un complément de la culture déjà présente à la maison. Au lieu d’imposer l’apprentissage des fondamentaux, les « nouveaux pédagogues » ont développé pour tous l’esprit critique, sur le modèle de la conversation de salon.

       Le résultat est évidemment calamiteux. Ils n’ont pas réussi à transformer les petits pauvres en petits bourgeois. Les enfants des classes moyennes et supérieures ont tiré leur épingle du jeu et les 10 à 15% d’enfants sans diplôme, sans qualification, sans avenir, se recrutent toujours dans « les quartiers ». On a donné à sucer aux nécessiteux la crème de la culture, mais on ne leur a pas fourni la nourriture substantielle qui leur aurait permis d’être vraiment à parité avec les gosses de riches.

       Est-ce un crime délibéré ? Peut-être. Il s’agit surtout de la déviance triste d’une idéologie égalitaire, rien d’autre qu’une idéologie. À partir d’une analyse superficielle, et pour se soulager la conscience, on a échafaudé des « solutions » sans consistance. Et tout cela a coûté très cher. Justification supplémentaire : puisqu’on y mettait beaucoup d’argent, on ne pouvait pas se tromper !

       Cela s’appelle du gâchis.

     

     

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  • Déclin du désir 

     

    « Un lâche amour des jouissances présentes » 

     

    Alexis de Tocqueville. De la démocratie en Amérique, Tome1 (1835). Introduction.

     

    « Le livre entier qu’on va lire a été écrit sous l’impression d’une sorte de terreur religieuse produite dans l’âme de l’auteur par la vue de cette révolution irrésistible qui marche depuis tant de siècles à travers tous les obstacles, et qu’on voit encore aujourd’hui s’avancer au milieu des ruines qu’elle a faites.

       Oserais-je le dire au milieu des ruines qui m’environnent ? Ce que je redoute le plus pour les générations à venir, ce ne sont pas les révolutions.

       Si les citoyens continuent à se renfermer de plus en plus étroitement dans le cercle des petits intérêts domestiques, et à s’y agiter sans repos, on peut appréhender qu’ils ne finissent par devenir comme inaccessibles à ces grandes et puissantes émotions publiques qui troublent les peuples, mais qui les développent et les renouvellent. Quand je vois la propriété devenir si mobile, et l’amour de la propriété si inquiet et si ardent, je ne puis m’empêcher de craindre que les hommes n’arrivent à ce point de regarder toute théorie nouvelle comme un péril, toute innovation comme un trouble fâcheux, tout progrès social comme un premier pas vers une révolution, et qu’ils refusent entièrement de se mouvoir de peur qu’on ne les entraîne. Je tremble, je le confesse, qu’ils ne se laissent enfin si bien posséder par un lâche amour des jouissances présentes, que l’intérêt de leur propre avenir et de celui de leurs descendants disparaisse, et qu’ils aiment mieux suivre mollement le cours de leur destinée que de faire au besoin un soudain et énergique effort pour le redresser. »

     

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  • Portfolio 

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