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    Pierre-Yves Trémois

     

    ‘Go to your bosom, knock there, and ask your heart what it doth know.’ 

    « Va dans ta poitrine, frappe, et demande à ton cœur ce qu’il sait. »

     

               William Shakespeare,

                                Measure for measure                                                

                                Mesure pour mesure

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    Bienvenue sur mon blog.

    Je suis heureux de vous présenter

    mon nouvel essai sur Shakespeare :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le livre est édité chez L’Harmattan : 357 pages, 37 €.

    Vous pouvez le trouver dans toutes les librairies,

    ou sur le site de L’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr.

    Vous pouvez me le commander directement, pour une dédicace, en m’envoyant un chèque à mon adresse (franco de port) :

    JOËL HILLION, 13 rue de Sèvres, 91540 MENNECY. 

     

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  • Portfolio

     

    Des plumes

              « Sur la flèche qui l’atteint, l’oiseau reconnaît ses plumes. » 

                               Ésope

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Crise du désir

     

     

    Indécision

     

    La modernité d’Hamlet, c’est son indécision, c’est la faiblesse de sa volonté, ou de sa conscience, ou de ses désirs. Il ne sait pas ce qu’il veut... Libre, le prince est livré à sa seule conscience... mais, justement, sa conscience ne lui dit rien amletH(Hamlet, III, 1, 83-88) :

     

    Thus conscience does make cowards of us all ;
    And thus the native hue of resolution
    Is sicklied o’er with the pale cast of thought,
    And enterprises of great pith and moment
    With this regard their currents turn awry,
    And lose the name of action.

     

    Ainsi la conscience fait-elle de nous tous des lâches ;

    Ainsi les résolutions les plus brillantes

    Perdent leur couleur à la lueur pâle de la pensée ;

    Et les entreprises les plus hardies,

    À cette vision, se détournent de leur cours,

    Et perdent le nom d’action.

     

       En fait, la « modernité » a commencé avec saint Augustin (Les Confessions, Livre VIII, ix, 21) : 

    « D’où vient ce fait prodigieux ? Pourquoi cela ? L’esprit commande au corps : on lui obéit aussitôt. L’esprit commande à la main de se mouvoir, et c’est si facile qu’à peine distingue-t-on entre l’ordre et l’exécution. Pourtant l’esprit est esprit, alors que la main est corps. L’esprit commande à l’esprit de vouloir ; c’est bien le même esprit, et cependant il ne le fait pas. » 

     

       L’homme contemporain, si fier de son autonomie, de sa souveraineté, de sa liberté, en est là. Il est incapable de savoir ce qu’il désire. Et il se livre, sans défense, à toutes les influences, toutes les publicités, tous les ragots, toutes les infox, toutes les rumeurs. Il est manipulé comme Othello l’est par Iago. Impuissant, vaincu avant même d’avoir perdu, il laisse son désir se changer en découragement, en démotivation, en dérision, en cynisme. Cela, parfois, le fait rire ! Et quand il a perdu l’envie de rire, il s’oublie dans des addictions plus ou moins mortelles... Victime de sa propre liberté, il ne lui reste plus qu’à plaider « non coupable ». Ainsi l’autonome souverain se change en poupée de chiffon.

      

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  • Poésie

     

    L’échange

     

          Comme le soleil échange, avec la fleur, sa chaleur contre de la beauté.

          Comme la mère échange, avec son enfant, de la tendresse contre de l’intelligence.

          Comme l’auvergnat a échangé, avec un gueux, un peu de bois contre un feu de joie.

          Le véritable échange produit une métamorphose. Un objet inattendu et utile apparaît, comme par miracle.

     

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  • Crise mimétique

     

     

    Le « meurtre du père »

     

    Annoncé par Freud, il n’a longtemps été qu’un mythe, celui d’Œdipe réactualisé. Et puis voilà que certains ont pris le psychanalyste au sérieux et s’y sont appliqués.

       Dans les années 80, les petits génies en informatique qui bidouillaient dans leurs garages – ah, la belle image mythique ! – rêvaient d’un monde sans père, sans autorité, sans « loi au-dessus », où les échanges entre humains s’opèreraient entre égaux, entre pairs – peer to peer –, dans une espèce de démocratie absolue, sans barrières, sans limites. Et ils ont réussi ! C’est le monde d’Internet d’aujourd’hui, un monde hyper-connecté de petits egos hyper-indépendants.

       Y a-t-il une autorité de tutelle pour régir ce monde d’électrons libres ? Y a-t-il encore une « loi commune », comme l’appellent les Anglo-saxons ? Cette mondialisation sauvage s’est-elle accompagnée de la création d’un Gouvernement mondial ? Que nenni. Les seuls gros poissons, qui « font le loi » désormais, sont les requins des GAFA qui ne font qu’une bouchée des petits poissons « en ligne ». Drôle de pêche !

       Les États-nations se cramponnent à leurs frontières et repoussent loin d’eux de pauvres hères éperdus, affamés et craintifs, tandis que les petits geeks traversent l’espace en une fraction de seconde. Littéralement, rien ne les retient.

       La morale ? Parlez de contrôler Apple, Facebook et les autres, vous passerez pour un assassin de la liberté. En attendant, c’est aux assassins en tous genres que le système profite d’abord.

       « L’autorité supérieure » a disparu. Dieu est mort depuis longtemps, et ses derniers représentants ne sont pas bien vaillants. Le Père est mort à la fin du XXe siècle, on ne l’a même pas entendu pousser son dernier cri. Le monde s’est changé en une cour de récréation – dont le Maître d’école a lui aussi été éliminé – où les petits caïds volent, sans vergogne, leurs billes à leurs camarades apeurés.

       Quand le chat n’est pas là, les souris dansent... Alors, réjouissons-nous !

     

     

       Je dois admettre, modestement, que je profite du système, moi aussi... Mon blog, parfaitement libre, en est la preuve quotidienne. Cela ne me console pas du gâchis des libertés fait au nom de la liberté. Petit poisson dans le filet – le Net –, je m’agite, je frétille, j’éclabousse un peu autour de moi, mais mon plaisir ne justifie pas, à lui tout seul, la citadelle où je suis enfermé, comme les autres.

     

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