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    Pierre-Yves Trémois

     

    ‘Go to your bosom, knock there, and ask your heart what it doth know.’ 

    « Va dans ta poitrine, frappe, et demande à ton cœur ce qu’il sait. »

     

               William Shakespeare,

                                Measure for measure                                                

                                Mesure pour mesure

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    Bienvenue.

    Pourquoi ce blog ?

    Simplement pour se frotter aux meilleures intelligences :

    * celle de Shakespeare,

    * celle de René Girard et de ses héritiers,

    * celle des poètes et des enfants,

    * les voix de la mémoire,

    * et celles venues d’ailleurs.

     

    Vous pouvez me connaître mieux en lisant l’interview que j’ai donnée à Jean-Louis Riguet :

    https://librebonimenteur.net/joel-hillion-william-shakespeare/

     

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  • Infox 

    Billy Liar

     

    Le paradoxe du menteur

     

         « Le menteur ne veut pas que la vérité lui soit inconnue. » 

    Saint Augustin

     

    Actualisation. Comment le menteur se satisfait-il des fake news, des calomnies et des grosses mystifications qui passent sous ses yeux et par ses oreilles, et dont il est parfois l’auteur ? Aime-t-il qu’on lui mente ? Est-il heureux dans un monde où, si tout n’est pas faux, on ne peut pas reconnaître ce qui est vrai ? Comment vivre dans un système déglingué ?

     

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  • Shakespeare

     

     

    Oxymore amoureux

     

    Miranda.                            I am a fool,

    To weep at what I am glad of. […]

    Ferdinand.                            Wherefore weep you ? 

    Miranda. At mine unworthiness, that dare not offer

    What I desire to give, and much less take

    What I shall die to want.

     

    MIRANDA. –                    Je suis folle

    De pleurer de ce qui me comble de joie.

    FERDINAND. –                 Qu’est-ce qui vous fait pleurer ?

    MIRANDA. – J’ai honte d’offrir effrontément

    Ce que je désire donner, et plus encore de prendre

    Ce que je meurs d’obtenir.

     

                                                La Tempête, III, 1, 73-79.

     

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  • Mauvaise conscience 

     

     

     

    Comment se réconcilier ?

     

    Avant de tomber dans le gouffre, il va falloir nous réconcilier. Il va falloir reconstituer l’unité de l’espèce, oublier nos différences mesquines, rendre les armes de la concurrence violente... Est-ce seulement imaginable ?

       Puisque la chose est si difficile à concevoir, cherchons quelques exemples qui pourraient nous inspirer. ‘The play’s the thing, wherein I’ll catch the conscience of the king’, suggère Hamlet. Comment « attraper la conscience d’autrui » ?

       Comment les personnages de Shakespeare se réconcilient-ils à la fin du Conte d’hiver et de La tempête ? Ils n’y parviennent pas tout seuls. Ils ont besoin d’intercesseurs. Il va donc falloir trouver des intercesseurs. Pas des stars médiatiques mais des hommes, plus certainement des femmes, de bonne volonté. Dans les ‘romances’ de Shakespeare, au bout du processus violent et destructeur, les ennemis se pardonnent mutuellement après avoir reconnu leurs fautes propres. Cela passe donc par une prise de conscience, une « confession de ses péchés », et la reconnaissance du pardon accordé par l’Autre. Il va nous falloir mettre sur pied une espèce de commission Vérité et Réconciliation à l’échelle planétaire.

       On devine que le chemin sera long pour arriver à cette rédemption générale ! Quand les petits (ou grands) tyrans sans morale qui nous gouvernent en viendront-ils à reconnaître seulement leurs torts ? Quand les héritiers des assassins demanderont-ils pardon pour le massacre des Indiens d’Amérique, pour la disparition de millions de Chinois dans la révolution culturelle, pour le génocide des Arméniens et autres « bavures » historiques ? Nous sommes encore loin du ‘Brave new world’ espéré. Raison de plus pour ne pas perdre de temps et de nous atteler au plus vite à la tâche.

     

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  • Poésie frivole

     

     

    Passons au féminin ! * 

     

    elle va pleuvoir, nous attendons une averse

    elle va y avoir des pleurs et des grincements de dents, si la catastrophe se produit

    elle s’agit de bien plus que cela, elle s’agit d’une histoire de gros sous

    elle s’en faut de peu pour que la fatalité frappe encore...

    elle vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi : la chance

    elle va sans dire qu’elle a tort !

    elle n’est pas fausse de dire que la fortune vient en dormant

    elle arrive quelquefois qu’elle se mette en colère...

    elle convient de rester muette sur la question

    elle semble aller de soi que les femmes méritent mieux

    elle reste encore beaucoup à faire...

     

    * petit poème à la manière de Jacques Prévert.

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