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    Pierre-Yves Trémois

     

    ‘Go to your bosom, knock there, and ask your heart what it doth know.’ 

    « Va dans ta poitrine, frappe, et demande à ton cœur ce qu’il sait. »

     

               William Shakespeare,

                                Measure for measure                                                

                                Mesure pour mesure

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    Bienvenue.

     

    Vous trouverez, sur mon blog, le résultat de mes recherches sur

       *  William Shakespeare,

       *  René Girard et la théorie mimétique,

       *  l’éducation et le désir,

    et plus encore…

     

    Événement :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mon prochain livre à paraître très prochainement.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    Le Roi Claudius, Jeremy Irons 

     

     

    La conscience du péché *

     

     

    King.                      What then? what rests ?
    Try what repentance can : what can it not ?
    Yet what can it, when one can not repent ?
    O wretched state ! O bosom black as death !
    O limed soul, that, struggling to be free
    Art more engag’d !

     

     

    LE ROI. –                        Et alors ? Que reste-t-il ?

    Essayer ce que peut le repentir  que ne peut-il pas ?

    Mais que peut-il quand on est incapable de se repentir ?

    Oh, misérable état ! Cœur noir comme la mort !

    Ô âme engluée que l’effort pour se libérer

    Enfonce un peu plus !

     

                                      Hamlet, acte III, scène 3, vers 64-69

     

     

    * Shakespeare explore la torture de la conscience soumise à la faute. Toute la pièce Hamlet est une méditation sur la conscience. Il n’y a pas que le Prince qui s’interroge. Le discours du Roi Claudius est exemplaire. Il a d’abord endormi sa culpabilité dans l’ignorance. Hamlet a réveillé sa conscience. Claudius ne peut plus faire comme s’il était innocent.

       Remarque. Dans l’environnement d’aujourd’hui, où des armées de psys viennent nous convaincre de ne surtout pas culpabiliser, empêchés que nous sommes « d’essayer le repentir », que ferions-nous ? La Tragédie d’Hamlet a-t-elle encore un sens ?

     

     

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  • Portfolio

     

    Parures

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Éducation

     

     

     Robert Doisneau

     

    Maître d’école 

     

    « Maître d’école » peut être le métier le plus décourageant du monde. Pourtant, mon désir d’enseigneur ne s’est jamais émoussé. J’ai toujours eu le même amour ardent d’éduquer, de conduire, d’édifier. Il n’y a rien même qui m’exalte davantage. Voilà le but, les yeux grands ouverts. Il s’agit foncièrement de bâtir, pas d’analyser, pas de détruire ni de gentiment « déconstruire », il n’y a rien à sacrifier, il faut d’abord édifier. Le monde n’est pas fini, la Création n’est même pas achevée, et c’est de création justement qu’il est question. Il s’agit du projet multiple, collectif, universel de construire un monde de relations sachant que, prioritairement, ce sont les relations qui nous font.

       « Être une personne » n’est pas un produit, ce n’est pas le résultat d’un processus, c’est un état instable, toujours à conquérir. Jamais acquis, le lien humain est toujours à partager. Celui qui ne partage plus est mort. Il faut que ce lien soit fort, sinon il casse. Il faut aussi que ce lien soit le plus léger, le plus doux possible, sinon il étouffe. Éduquer appartient au domaine de l’amour bien plus qu’à celui de la raison.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     Camille Claudel : L'Abandon

     

     

    L’obstacle de la beauté

     

    La difficulté principale que nous rencontrons à la lecture des Sonnets tient à leur perfection. Ils sont considérés, à juste titre, comme des chefs-d’œuvre d’écriture poétique et leur splendeur est un obstacle à notre compréhension. Subjugués par tant de beauté, nous ne voyons plus rien ! Shakespeare décrit ainsi la fascination qu’exerce la beauté, au sonnet 70 (vers 3-4) :

              The ornament of beauty is suspect,

              A Crow that flies in heaven’s sweetest air.

              « La beauté est suspecte et cela nous fascine,

              Comme un corbeau qui vole au milieu d’un ciel pur. »

       Éblouis comme nous le sommes par la langue si riche et si dense de Shakespeare, nous en oublions l’essentiel : pourquoi le poète s’est-il lancé dans ce projet singulier ? Souhaitait-il seulement faire de « la belle poésie » et étaler son habileté d’écrivain ? Cela parait douteux. Il avoue au sonnet 21 (vers 13-14) :

              ‘Let them say more that like of hear-say well, 

              I will not praise that purpose not to sell. 

              « Ignorez ces vantards qui aiment par ouï-dire :

              Ma louange est gratuite, et je n’ai rien à vendre. »

       Le dessein de Shakespeare n’est pas d’écrire pour écrire. Ce n’est pas un poète dilettante. « L’art pour l’art » n’est pas sa philosophie. Nous aurions du mal à le percevoir comme un esthète un peu dédaigneux, un aristocrate de la littérature méprisant ses pairs. Si Shakespeare a hésité longtemps à mettre ses Sonnets en avant, c’est parce qu’ils sont infiniment personnels, pour ne pas dire intimes. Et dans l’intimité de sa conscience, il n’était pas sûr d’avoir accompli ce que nous savons être une œuvre exceptionnelle.

     

    Extrait de la préface de mon édition bilingue commentée,

    Les Sonnets de Shakespeare, chez L’Harmattan.

     

        

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