• Etat du monde 

     

    Que reste-t-il dans les poubelles des riches ?

     

    À quoi servent les pauvres ? 

     

    Où va l’argent ? Aux riches, exclusivement. À chaque seconde, sur notre minuscule planète, des milliards de dollars changent de mains, sans contrôle, sans légalité véritable, sans taxe. Le Nord prétend-il aider le Sud plus démuni ? Pas du tout. Les 250 millions d’immigrés qui vivent expatriés de par le monde transfèrent plus de 150 milliards de dollars annuellement vers les pays pauvres, soit trois fois le montant de l’aide publique internationale. Qui aide les pauvres ? Les pauvres eux-mêmes. Et pour les punir de « venir manger le pain des riches », ils sont exploités dans leur travail, sous-payés, mal logés, discriminés, chassés, vilipendés, des Émirats du Golfe aux confins froids de l’Europe du nord. Non seulement ils doivent subvenir en bon argent pour sauver quelques plus pauvres qu’eux, mais ils paient aussi symboliquement (et parfois physiquement) pour la tranquillité morale des nantis quand ils sont pourchassés : leur persécution est la garantie du « sentiment de sécurité » des riches.

       Notre monde clos et circulaire, où l’argent vagabonde à la vitesse de la lumière, est un monde interdit aux humains. Les « personnes déplacées » sont des bannis. Il y a quatre siècles, l’émigration était une conquête, les missionnaires et les conquistadors avaient un idéal, un but, même injuste, mais leur désir au moins avait une fin. Il n’y a plus rien de cela. Nos émigrés ne sont pas des conquérants, ils finissent comme « réfugiés » ou simplement comme « indésirables ». Pour dire à quel point ils n’existent pas, on les nomme « sans papier ». Les riches ne savent même pas recycler ce « déchet humain », selon l’expression provocatrice de Zygmunt Bauman. À cause de leurs « paniques sécuritaires », ils tapent sur les pauvres, comme si leur haine pouvait les rassurer.

       Triste planète ! 

     

    ✋ ✋ ✋ ✋ ✋

     

     

     

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  •  

    Relire Rimbaud

     

     

     

    « Ô splendeur de la chair ! »

     

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  • Education

     

    Ancien élève, nouvel élève,

    mes professeurs.

    Leçon de civilisation  

     

    Les termes ouolofs qui définissent l’« homo senegalensis » sont au nombre de quatre.

       -Teranga signifie l’hospitalité, et l’on connait le sens aigu de l’accueil chez les Sénégalais ;

       - Kersa c’est la pudeur, le raffinement, la délicatesse des sentiments que le sourire généreux dissimule poliment ;

       - Muñ veut dire patience, ou persévérance, le contraire du fatalisme, lui aussi exprimé par un éternel sourire ;

       - Yaru c’est la courtoisie, proche du respect.

       Ce sont mes élèves qui m’ont enseigné cette sagesse. Mieux qu’une leçon de vocabulaire, c’est un cours de civilisation que j’ai pris tandis que j’enseignais à Saint-Louis du Sénégal. J’ai essayé de me conformer à cette sagesse. J’ai été accepté, intronisé comme l’un des leurs par mes enfants africains. Mais j’ai encore tellement à apprendre !

     

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  •  Shakespeare

     

    Le Diable au corps,

    Gérard Philipe et Micheline Presle.

    Séduction :

     

    ‘And when a woman woos, what woman’s son

    Will sourly leave her till she hath prevailed ?’ 

     

     

    « Et quand une femme le courtise, quel fils

    D’une femme l’éconduirait sans lui céder ? » 

     

                                                         Sonnet 41

     

     

     

     

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  • Edition

     

     

    Toutes mes publications à ce jour : 

     

    aux Éditions du Club Zéro : 

     

    2001 : Le Maître des désirs

    ou Mes élèves et moi, premier essai sur l’éducation (20 €) 

     

    2003 : La Génération virtuelle,

    ou Comment se débarrasser de l’Enfant Roi et de ses courtisans, deuxième essai sur l’éducation (20 €) 

     

    2006 : Et mon tout est un homme.

    Ébauche d’une pédagogie du lien, troisième essai sur l’éducation (20 €)

     

    2011 : Les Sonnets de Shakespeare, traduction originale (15 €) 

     

    2012 : Sans avoir jamais été innocents, roman (19 €)  

     

    2015 : Shake-speares Sonnets, édition bilingue (14€)

     

    aux Éditions de L’Harmattan : 

     

    2011 : Shakespeare et son double,

    Les sonnets de Shakespeare à la lumière de la théorie mimétique de René Girard, essai (26 €)  

     

    2012 : Le Désir mis à nu,

    Le désir mimétique révélé à travers le langage de Shakespeare dans les Sonnets, essai (19 €) 

     

    2015 : Les Sonnets de Shakespeare, édition bilingue, traduction et commentaires, 774 pages (54 €)  

     

    Pour le CLUB ZÉRO, passez la commande directement auprès de moi (prix franco de port) :  

    Joël HILLION

    13 rue de Sèvres

    91540 MENNECY  

    Pour L’Harmattan, cliquez sur le lien suivant :  

      

    ou bien passez-moi commande à l’adresse ci-dessus. 

     

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