• Portfolio : blason d'un corps

     

     

    Élégante et puissante,

    l’épaule.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

    Upanishad

     

    « Rien n’est coupé de rien, et ce que tu ne comprends pas dans ton corps, tu ne le comprends nulle part ailleurs. »

     

     

     

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  • Shakespeare

     

     

     

    Aux insatisfaits 

     

    O ! I could tell you,

    But let it be.  Horatio, I am dead ;

    Thou liv’st : report me and my cause aright

    To the unsatisfied.’ 

     

    « Ah, je pourrais en dire…

    Mais qu’importe ! Horatio, je me meurs.

    Toi, vis ! Rapporte ce que j’ai été et quelle a été ma cause, sans te tromper,

    Aux insatisfaits. » 

     

                               Hamlet, Acte V, scène 2, v. 345-348.

     

     

     

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  • Etat de conscience

     

     

     

    Touche pas à mon image ! 

     

    L’obsession de l’image n’est autre que la crainte archaïque du qu’en-dira-t-on, elle est le reflet de l’oppression du regard de l’autre, elle est avant tout mimétique, elle signe la négation de sa propre liberté, elle conduit à la justification de toutes les lâchetés et de toutes les bassesses, pourvu que l’image soit sauve. La honte n’a pas d’autre ressort. C’est toujours le « regard de l’autre » qui « tue ». Il faut d’abord sauver l’image, « ne pas perdre la face ». Les Chinois en ont fait la base de leur sociabilité. Qu’importe le méfait si la « bonne opinion » est préservée. Les politiques ne décident rien qu’ils n’aient d’abord vérifié les sondages et leur « cote de popularité » : ils veulent avoir « la maîtrise de leur image ». Cela ressemble, à s’y méprendre, à l’osculation des augures ou à la lecture de l’horoscope par les potentats peureux. Nous avons changé d’époque mais pas de comportement. Le vocabulaire varie mais la méconnaissance est la même.

       Régression. Nous en revenons à la bonne vieille figure de l’honneur, l’épée au côté et les chapeaux à plumes en moins ─ mais à peine. Rappelons-nous ce pauvre Rodrigue prêt à perdre celle qu’il aime plus que tout pour sauver son image :

            « Mourir sans tirer ma raison !
            Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
            Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
            D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
            Respecter un amour dont mon âme égarée
            Voit la perte assurée !
            N’écoutons plus ce penser suborneur,
            Qui ne sert qu’à ma peine.
            Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
            Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.
     »

       Le langage moderne sait habilement camoufler le vieux principe sous un vocabulaire pimpant. Ainsi de l’anglicisme the narrative qui ne signifie rien d’autre que propagande, poudre aux yeux ou intoxication. Les « communicants » en sont les champions. Les Russes, Daech et les terroristes ─ tout ce qu’il y a de hype ─ savent enfumer leurs ennemis au moyen de techniques électroniques dernier cri. Il s’en trouve qui se laissent prendre à ces jeux d’arrière-cour. Dérisoire faiblesse des crédules…

       Pascal nous avait prévenu : « L’orgueil nous tient d’une possession si naturelle au milieu de nos misères, erreurs, etc. Nous perdons encore la vie avec joie, pourvu qu’on en parle. » L’image, c’est l’auréole, Shakespeare parlerait d’« ornement ». Allez savoir ce qui se cache derrière le respect ou l’estime de soi ! L’orgueil que Pascal évoque, c’est exactement l’honneur chatouilleux des anciens, c’est l’image des modernes. Tout pour la gloire ─ et puis quoi ?

     

     

     

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  • Libre cours

     

     

     

    Seule la tendresse humaine...

     

    Miserere 

     

    La FAO a recensé un milliard d’affamés sur notre planète. En termes officiels, on dit « des personnes qui souffrent de malnutrition ». Des ventres creux. Des enfants qui pleurent, ou qui n’ont même plus la force de pleurer. Des mères qui se privent. Des pères qui ont honte.

       Miserere.

       Un habitant sur six qui crève de faim, cela fait dix personnes dans ma rue, rien que dans ma rue.

       Miserere.

       1400 milliards de dollars dépensés par an pour les ventes (et les achats) d’armes. Le business de la guerre est extrêmement lucratif. À combien reviendrait l’accès universel à l’eau potable ?

       Miserere.

       Les affamés fuient les pays de la faim. La misère les chasse. La guerre aussi. Mais le monde mondialisé ne veut pas d’eux. Malheur à la pirogue qui tente d’atteindre Gibraltar ou Lampedusa. Ses occupants seront bientôt au fond de la Méditerranée.

       Miserere.

       Et pourtant, ils avancent. Le monde de demain appartient aux déshérités d’aujourd’hui. S.O.S. : Sauvez Nos Âmes. Mais les nantis et les repus ne savent pas ce qu’est une âme, ils ont depuis longtemps vendu la leur…

       Miserere.

     

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