• L'universel 

     

     

     

     

     

     

     

    Pour un « nouvel ordre culturel mondial »

     

    « Chaque peuple, mesurant l’orgueil d’être différent au bonheur d’être ensemble, apportera sa contribution à l’édification de la Civilisation de l’Universel. »

     

    Léopold Sédar Senghor, discours du 6 mai 1977.

     

     

     

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  • 1 + 1 + 1 

     

     

     

     

     

     

    ET plutôt que OU

    L’éloge du mélange

     

    Le « juste » est dans le mélange. Comment rencontrer autrui, mon semblable, l’« autre moi-même » ? Un TU avec lequel je dialogue plutôt qu’un LUI sur lequel je monologue ! Comment « co-exister » ? Non pas exister les uns à côté des autres, en condescendant à ce que ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui : tolérance minimum, statu quo, respect des frontières, paix armée. Plutôt vivre les uns PAR les autres. Nous ne sommes pas unis par défaut de diversité, nous sommes divers par défaut d’unité. L’important n’est pas de respecter nos différences mais d’accepter nos ressemblances. Entre une femme et un homme, il n’y a pas de différence, entre un noir et un blanc, il n’y a pas de différence, entre un hétérosexuel et un homosexuel, il n’y a pas de différence, entre un trisomique et moi, il n’y a pas de différence. Ceci est une certitude. Et ceux qui y voient un problème répondent toujours à côté de la question.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

     

    Shakespeare in Love 

     

     

    Le désir et la conscience

     

    Globalement, Les Sonnets « parlent » d’amour, de séduction, de passion, de jalousie, de joie suffocante et de bonheur impossible, d’espérance et d’insatisfaction perpétuelle, de rivalités, de calomnie, de la précarité de la beauté et du besoin jamais assouvi que nous avons d’être aimés. Le thème majeur est celui du désir. Le désir est l’énergie de notre existence, son combustible (Shakespeare parle de ‘substantial fuel’ au sonnet 1, v. 6). En même temps, le désir est ce qui nous pousse dans toutes les impasses, vers tous les échecs, d’où ce cri final au sonnet 147 (v. 8) : ‘Desire is death’, « Le désir c’est la mort ». En à peine plus de 150 sonnets, Shakespeare parcourt tout le chemin qui va de l’éblouissement aveugle (ce qu’en terme girardien on appelle la méconnaissance) à la compréhension tragique de la vérité sur le désir, une révélation qui est le produit de la conscience, tel que Shakespeare le proclame au sonnet 151 (v. 2) :

                Who knows not conscience is born of love ?

                « [Qui ne sait que] la conscience est enfant de l’amour ? »

     

     

    Extrait de la Préface de l’édition bilingue commentée que j’ai réalisée pour L’Harmattan.

     

     

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  • Sacrificiel 

     

     

     

     

     

     

    Le sacrifice inutile

     

                   « La souffrance n’a pas plus de sens que le bonheur. »

     

                                                           Albert Camus, L’homme révolté (1951)

     

     

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  • Éducation  

     

     

     

    Quel jugement ?

     

    Si l’on suit les consignes des spécialistes de la science de l’éducation, aucune appréciation négative ne devrait jamais être rédigée, ni sur les bulletins, ni sur les devoirs des élèves. « Nul », « aucun travail », « vous n’avez rien compris… » sont à l’Index. L’expression « peut mieux faire » elle-même est à bannir, parce qu’elle a une connotation négative (supposez que vous traumatisiez un enfant à cause d’une « connotation » !). La note zéro est évidemment censurée, trop infamante, en particulier si l’élève n’a pas exécuté la tâche prescrite. Quand l’élève n’aura pas fait son travail, ne le punissez pas, discutez avec lui, essayez de comprendre et d’analyser avec lui les « raisons » pour lesquelles il n’a pas fait son travail (il est bien entendu exclu d’imaginer ou seulement de soupçonner qu’il soit tout bêtement paresseux). Devant l’échec de l’élève, pas de sanction. Commencez par vous poser des questions sur vos méthodes, offrez votre aide psychologique et votre soutien pédagogique. Puisque l’élève n’a pas accompli sa tâche, c’est que son enseignant a échoué à lui en montrer l’intérêt et la nécessité. Faites appel à son « sens des responsabilités », parlez-lui de son avenir qui est entre ses mains, sachez l’amener à prendre en compte « son projet », ses « objectifs ». Comme dans les grandes surfaces, l’important c’est de po-si-ti-ver ! Il est clair qu’à ce petit jeu, les élèves ont vite assimilé l’avantage qu’ils peuvent tirer de ce droit béni.   

       Jusqu’à un certain point, cependant. Les enfants ne sont pas longtemps dupes de la lâcheté de leurs maîtres et ils n’aiment pas qu’on réponde à leurs manquements par de la démagogie doucereuse, cela en humilie plus d’un. Les enfants ne craignent pas le jugement des adultes. Ils en ont besoin. Ils le réclament. Le jugement est constitutif de leur personnalité, il fait partie intégrante de l’éducation. Ce que les enfants ne supportent pas, c’est l’injustice. Cela n’est quand même pas la même chose.

     

    Extraits de La Génération virtuelle.

     

     

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