• Shakespeare 

     

     

     crédit UNICEF

     

    Le bon pédagogue

     

    TRANIO.

    No profit grows where is no pleasure ta’en. –

    In brief, sir, study what you most affect.

     

    On ne tire nul profit à ce que l’on fait sans plaisir :

    Ainsi, monsieur, étudiez plutôt ce qui vous plaît le plus.

     

    La Mégère apprivoisée, acte I, sc. 1, v. 39-40.

     

     

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  • Théorie mimétique 

     

     

     

     

    Relativisme

     

    « Le relativisme contemporain est le produit de l’échec de la tentative de résoudre les problèmes liés à la diversité des cultures humaines. […] L’anthropologie moderne a échoué parce qu’elle n’est pas parvenue à expliquer les différentes cultures humaines comme un phénomène unitaire. »* À cette difficulté de perception « répond » pourtant la réalité de la culture occidentale qui a laissé s’installer un pluralisme de cultures en son sein. Comme si la culture occidentale n’était plus vraiment spécifique ! Elle l’est pour autant qu’elle est capable d’assimiler les autres cultures c’est sans doute là sa chance. Il ne s’agit pas d’ethnocentrisme qui étouffe les autres expressions culturelles mais d’une forme non violente d’adaptation, un apprentissage du monde.

       Si nous reprenons les critères girardiens sur la persécution (l’exclusion, le sacrifice), nous voyons que le « progrès culturel » se fait dans le sens d’une moindre persécution, d’un moindre sacrifice de « l’autre ». Après l’échec de la colonisation qui voulait imposer une seule culture à toutes les autres, nous en sommes venus à la confusion (délicieuse) des « autres cultures » entre elles, leur interpénétration. On ne peut même plus parler d’invasion des cultures du monde à l’assaut de l’Occident, mais d’un échange globalisé des arts, des pensées, des comportements. Cela ressemble encore à une espèce de cacophonie, mais en tendant l’oreille, nous pouvons discerner quelques jolies harmonies nouvelles qui annoncent des « lendemains qui chantent ».

     

     

     

    * René Girard, table ronde d’Identità e desiderio, mars 2006.

     

     

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  • Stendhal 

     

     

     

    La haine impuissante

     

    « Je ne sais si le lecteur sera de mon avis ; le grand malheur de l’époque actuelle, c’est la colère et la haine impuissante. Ces tristes sentiments éclipsent la gaieté naturelle au tempérament français. Je demande qu’on se guérisse de la haine, non par pitié pour l’ennemi auquel on pourrait faire du mal, mais bien par pitié pour soi-même. »

     

                                            Stendhal, Mémoires d’un touriste, II (1854). 

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    L’orgueilleux

     

    AGAMEMMON.

    He that is proud eats up himself : pride is his own glass, his own trumpet, his own chronicle ; and whatever praises itself but in the deed, devours the deed in the praise.

     

    L’orgueilleux se dévore lui-même : l’orgueil est son miroir, sa trompette, sa chronique personnelle. Qui se glorifie autrement qu’en action engloutit son action avec sa louange.

     

                                               Troilus and Cressida, acte II, scène 3, l. 152 et s. 

     

     

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  • Sacrifice

     

     

     

     

       « L’homme crie où son fer le ronge

    Et sa plaie engendre un soleil. »

     

                                                                                           Louis Aragon

     

    L’origine de l’art est à chercher du côté du sacrifice.

     

     

     

     

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