• Mimétisme aggravé

     

     

     

     

    La cour

     

    Je définis la cour un pays où les gens

    Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,

    Sont ce qu’il plaît au Prince, ou s’ils ne peuvent l’être,

         Tâchent au moins de paraître,

    Peuple caméléon, peuple singe du maître,

    On dirait qu’un esprit anime mille corps ;

    C’est bien là que les gens sont de simples ressorts.

        

     

    Jean de La Fontaine, Les obsèques de la lionne.

     

     

     

     

     

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  • Globalisation

     

    Globalisation à l’envers

     

     

     

     

    Voilà une belle Europe dans toute sa diversité ! En petits morceaux, chacun accroché à son clocher, à son folklore, à ses privilèges. C’est où, la Catalogne ? Quelle est la superficie de la Vénétie ? Cherchons un peu…

     

        On assiste à la tentation du chacun-pour-soi. « Tire-toi, t’es pas d’ ma bande ! » C’est la morale des frileux nantis. Qui croit encore que les égoïsmes particuliers font la richesse de l’ensemble ? Adam Smith est mort et la « main invisible » est toujours aussi injuste. La peur du Grand Tout mondialisé, la frayeur de l’Universel, poussent quelques petits privilégiés dans un repli identitaire. Tandis que les affamés de la planète rêvent de grands espaces. Jamais le défi de l’Europe, déjà insensé en 1945, n’a été aussi magnifique.

     

     

     

     

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  • Shakespeare

     

     

     

     

     

                                   Sonnet 109

     

         O never say that I was false of heart,
         Though absence seem’d my flame to qualify,
         As easy might I from my self depart
         As from my soul which in thy breast doth lie :
         That is my home of love ; if I have rang’d,
         Like him that travels, I return again,
         Just to the time, not with the time exchang’d,
         So that my self bring water for my stain.
         Never believe, though in my nature reign’d
         All frailties that besiege all kinds of blood,
         That it could so preposterously be stain’d,
         To leave for nothing all thy sum of good :
            For nothing this wide Universe I call,
            Save thou my Rose, in it thou art my all.

     

         Ne dis pas que mon cœur a été infidèle,

         Si ma flamme a parfois brillé par son absence ;

         Je puis me séparer aussi bien de moi-même

         Que de mon âme expatriée dans ta poitrine,

     

         Logis de mon amour. Oui, j’ai vagabondé,

         Mais en bon voyageur, je te reviens toujours

         À temps, sans que le temps ne m’ait changé,

         Et j’apporte avec moi l’eau pour laver ma faute.

     

         Ne crois jamais ― bien qu’en ma nature aient régné

         Toutes les tentations qui assiègent la chair ―,

         Qu’elle ait pu follement se retrouver souillée,

         Pour, sans contrepartie, te perdre corps et biens ;

     

         Sache que je tiens pour rien ce vaste univers,

         Hormis toi, ô ma Rose : en lui, tu es mon tout.

     

     

     

     

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  • La violence et le silence

     

     

     

    Harcèlement

     

    Grimage du vocabulaire. Pourquoi ne pas appeler persécution ce qui est une persécution ? On peut dire aussi : humiliation, oppression, affront, injustice, agression, cruauté, malfaisance, inhumanité, perversion, servitude, soumission, domination, subordination, boucs émissaires, chasse aux sorcières, toujours la même violence. Et toujours le même déni.

     

     

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  • Portfolio : les cinq sens

     

    La vue

     

     

     

     

     

     

     

              « Fermons les yeux pour voir. » 

     

    James Joyce

     

     

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