• Humeur

     


    Parlez-vous abrégé ?

     

    Sachez qu’on ne dit plus le Salon du Livre de Paris, mais « Salon Livre Paris ». Où sont passés l'article, les prépositions ? Pourquoi pas Salip, tout simplement ? Ce serait plus court.

       Dans la même veine, je propose de remplacer le Prix Goncourt par Prigonc, l’Académie française par Acaf, la Comédie française par Comèf, le Conseil d’État par Constat.

       Le concours est ouvert. Toutes les contributions sont les bienvenues. Faites vite. On ne va pas non plus passer des jours sur la question !

     

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  • Éducation

      

     Criminal Squad, au cinéma 

     

    Ne laissez pas les garçons derrière !

     

    Il y a grand écart entre l’avancée de la civilisation qui va vers un affaiblissement du sacrificiel et les représentations courantes données à admirer aux enfants qui sont des héros sanglants. Ceci est surtout vrai pour les garçons. Ils risquent d’être vite archaïques quand les filles auront véritablement pris le pouvoir. Il sera bientôt trop tard pour se demander ce qu’on aura oublié de leur apprendre…

     

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  • État de conscience

     

     

    Ont-ils perdu la tête ?

     

    Pour se défendre contre leur bassesse, les petits machos harceleurs, qui ne restent plus impunis, se réfugient dans les plis de l’Histoire et soupirent : « Il en a toujours été ainsi. » Depuis que l’homme est homme et que la femme est femme, disent-ils, celle-ci a toujours été la proie de celui-là. C’est ce qu’on pourrait appeler la « morale de Cro-Magnon ».

       Eh bien, non ! Il n’en a pas toujours été ainsi. Si l’on écoute La Madelon qui faisait rêver les Poilus il y a cent ans, on est stupéfait par la naïveté des gestes des malheureux soldats frustrés et enrégimentés :

     

    Refrain
    Quand Madelon vient nous servir à boire
    Sous la tonnelle on frôle son jupon
    Et chacun lui raconte une histoire
    Une histoire à sa façon
    La Madelon pour nous n'est pas sévère
    Quand on lui prend la taille ou le menton
    Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
    Madelon, Madelon, Madelon !

     

       Quoi ? L’audace du soldat, c’était de « frôler son jupon » ou de lui « prendre le menton » ! Madelon avait bien raison d’en rire. Les attouchements et les remarques salaces d’aujourd’hui sont d’une autre nature. Les petits mâles ne culpabilisent plus – à la limite, ils en sont fiers ! Les années 70-80 sont passées par là et ont « banalisé » le péché. C’était l’époque où Gabriel Matzneff faisait un succès de librairie en révélant sa pédophilie active auprès des « moins de seize ans ». Les « bons auteurs » reconnus ne manquaient pas de raconter, littérairement s’il-vous-plaît, leurs exploits sexuels. 

       Un pas en avant, un pas en arrière. Le pas en arrière, c’est « la fin des tabous ». On peut, à présent, tenir dans un dîner en ville des propos de garnison en campagne. Mais on ne peut plus s’en vanter aussi librement. On peut même se retrouver dénoncé pour violence physique. Car ce n’est pas le sexe qui est honteux, c’est la violence. Et les deux sont si proches qu’il faut beaucoup de conscience pour le savoir. Comme Troïlus avant de coucher avec Cressida :

     

    I fear it much ; and I do fear besides, 
    That I shall lose distinction in my joys ;
    As doth a battle, when they charge on heaps
    The enemy flying.
      

     

    J’en ai peur, et par-dessus tout, je crains

    De ne pouvoir plus rien distinguer dans mes délices,

    Comme dans une bataille où l’on charge, sans faire le détail,

    L’ennemi en fuite.

     

                                 Troïlus et Cressida, III, 1, 26-29.

     

       Si globalement nous avons regagné un peu de conscience, après avoir perdu beaucoup du sens de la culpabilité, le progrès n’est pas négligeable.

     

      

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  • Shakespeare 

     

     

    Vincenzo Gemito  

     

     

    Hamlet épris de pureté

     

    Hamlet.                …the dram of bale

    Doth all the noble substance off and out

    To his own scandal.

     

    HAMLET. –       …une once de disgrâce

    Anéantit toute sa substance noble,

    Et c’est l’ignominie.

     

                                   Hamlet, acte I, scène 4, vers 36-38.

     

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  • Éducation 

     

     

     

    « Les bons élèves » 

     

    « On pose à des enfants la question : ‘‘La neige fond, qu’advient-il ?’’ ‘‘De l’eau’’, répondent les quatre-vingt-dix-neuf élèves reçus. ‘‘Le printemps’’, répond l’élève recalé. » 

    Stan Rougier, aumônier catholique, écrivain, mon voisin.

     

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