• Éducation

     

     

     

     

     

    Une éducation amoureuse

     

    L’homme n’est pas un point central, surtout pas un point fixe. Il est la synthèse du donner-recevoir-rendre qui fonde toutes les collectivités. Ce va-et-vient de l’un à tous est l’expression même de l’amour. Cela doit être enseigné. Si l’éducation n’est pas, prioritairement, une éducation amoureuse, elle n’est qu’une instruction, une mise en règle. Tout ce qui gêne habituellement les éducateurs, c’est-à-dire les émotions, les désirs, les impatiences, les passions, révèle, en réalité, l’essentiel de ce qui mérite d’être éduqué. Non pas appris, mais éduqué, cest-à-dire accompagné. Tout ce qui sadresse à la tête en oubliant le cœur est foncièrement nuisible à lespèce.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    La honte ne meurt pas

     

    GAUNT. Live in thy shame, but die not shame with thee !

     

    JEAN DE GANT. – Tu vis avec ta honte, mais la honte ne meurt pas avec toi !

     

                                     Richard II, acte II, scène 1, vers 136. 

     

     

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  • Superlatifs

     

     

     

     

    Hallelujah

     

     

    La plus belle chanson de Leonard Cohen, dans sa plus belle interprétation, celle de Pentatonix, dans un clip magnifique. À écouter casque Hi-fi sur les oreilles.

     

     

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  • Shakespeare

     

     

     

     

     

     

     

                                                           Sonnet 73 

     

    That time of year thou mayst in me behold,
    When yellow leaves, or none, or few, do hang
    Upon those boughs which shake against the cold,
    Bare ruin’d choirs, where late the sweet birds sang.
    In me thou see’st the twi-light of such day
    As after Sun-set fadeth in the West,
    Which by and by black night doth take away,
    Death’s second self that seals up all in rest.
    In me thou see’st the glowing of such fire,
    That on the ashes of his youth doth lie,
    As the death-bed, whereon it must expire,
    Consum’d with that which it was nourish’d by.
       This thou perceiv’st, which makes thy love more strong,
       To love that well, which thou must leave ere long.

     

     

     

    Tu vois sans doute en moi ce moment de l’année

    Où les feuilles jaunies, ou si peu, presque aucune,

    Se pendent aux rameaux, et transies par le froid,

    Forment un chœur piteux quand les oiseaux sont morts.

     

    En moi, tu vois un crépuscule équivalent,

    Après que le soleil disparaît au couchant,

    Et qu’insensiblement la nuit noire l’emporte,

    Décalque de la mort, sous le sceau du sommeil.

     

    En moi, tu vois ce feu vif et incandescent

    Sur les cendres duquel repose sa jeunesse,

    Et c’est un lit de mort, elle y doit expirer,

    Consumée par cela même qui l’a nourrie.

     

    Ce que tu vois ici retrempe ton amour : 

    Chéris bien cet amour avant de t’en défaire. 

     

     

     

     

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  • James Joyce

     

     

     

     

    L’extase

     

    and then he asked me would I yes to say  yes my mountain flower and first I put my arms around him yes and drew him down to me so he could feel my breasts all perfume yes and his heart was going like mad and yes I said yes I will Yes.

     

    et alors il m’a demandé si je voulais oui dire oui ma fleur de montagne et d’abord j’ai mis mes bras autour de lui oui et je l’ai attiré sur moi pour qu’il sente ma poitrine toute parfumée oui et son cœur battait comme un fou et oui j’ai dit oui je veux Oui.

     

                                                                    James Joyce, Ulysse.

     

     

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