• Éducation

     

     

     

     

    Le remède

     

    La machine peut manipuler des informations, voire les ordonner, elle peut véhiculer des savoirs, mais elle est incapable d’éduquer. Senghor rappelle cette sagesse de Kotye Barma : « Seul l’homme est le remède de l’homme. » L’enfant aura toujours besoin d’un maître.

     

      

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  • Théorie mimétique

     

     

     

     

    Le complexe de Caïn

     

    Quelle que soit la circonstance, le « sentiment de la faute » ne plaît pas aux modernes. On trouve partout des psychologues bien intentionnés pour nous inviter à « ne surtout pas culpabiliser ». Le complexe de Caïn serait bien pire que le complexe d’Œdipe.

       Au lieu de nous enfermer dans notre bulle d’innocence, ne pouvons-nous pas accepter le poids de notre responsabilité ? Sauf à nous imaginer que nous n’avons de comptes à rendre à personne. Triste égoïsme. Dès l’instant où nous vivons en société c’est-à-dire depuis notre premier instant nous sommes redevables de ce que nous donnons autant que de ce que nous recevons.

       Ma liberté ne s’arrête pas là où commence celle d’autrui, elle s’arrête dès que ma liberté nuit à autrui. Pour Jean-Claude Guillebaud : « La souffrance de l’autre est ma véritable limite. » Ma liberté s’arrête donc très vite.

       Cette idée de la culpabilité a longtemps hanté Albert Camus. Dans L’homme révolté, il propose : « La question est de savoir, […] sans prétention à une impossible innocence, [si l’on] peut découvrir le principe d’une culpabilité raisonnable. » La question est bien posée. Quelle est la réponse ?

     

     

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  • L’universel

     

     

     

    CPI

     

    Les principes de « crime contre l’humanité » et de « génocide » sont entrés en vigueur pour la première fois au Procès de Nuremberg – du 2 novembre 1945 au 1er octobre 1946 –, procès qui amenait à comparaître les responsables nazis qui avaient pu être faits prisonniers. Ces droits nouveaux qui passent au-dessus des États souverains ont longtemps été contestés – ils le sont encore – par les partisans de nations qui ne veulent rien céder sur ce qui touche à leur autonomie et à leur pouvoir. Y compris le « droit » d’exterminer leurs propres habitants…

       Ces notions capitales sont, dans une large mesure, le fruit des travaux de Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin*, deux juristes polonais qui se sont battus depuis avant la Seconde Guerre mondiale pour imposer ce principe supranational. Sous leur influence, les accusations de « crime contre l’humanité » et de « génocide » ont bien été prises en compte par les douze procureurs anglais, américains, russes et français qui présidaient au Procès de Nuremberg.

       Après le bel idéalisme des lendemains de guerre, hélas, la notion de supranationalité a reculé dramatiquement. L’ONU a de moins en moins de pouvoir. Les États se réfugient derrière leurs frontières (Brexit et autres ‘America First ’), les murs entre pays se dressent comme des châteaux forts moyenâgeux (au Texas, en Israël), et la Cour Pénale Internationale a du souci à se faire… Le grand rêve mondialiste de l’après-guerre bat de l’aile comme la colombe de la paix. La mondialisation n’est que marchande et c’est la plus bête, la plus injuste des mondialisations.

       Pour la honte, rappelons quelques-uns des pays (et non des moindres) qui n’ont jamais signé la Charte de la CPI : l’Algérie, la Chine, les Émirats arabes unis, les États-Unis, l’Inde, l’Irak, l’Iran, Israël, le Pakistan, la Russie, la Syrie, la Turquie, le Vatican, le Viet Nam…

     

     

    * Lire le livre de Philippe SANDS, Retour à Lemberg, Albin Michel, 2017.

     

     

     

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  • Shakespeare

     

     

     

     Erik MacRay as The Bastard

     

    Opportunisme

     

    Bastard.
    Well, whiles I am a beggar, I will rail,
    And say, there is no sin but to be rich ;
    And being rich, my virtue then shall be
    To say, there is no vice but beggary.
    Since kings break faith upon commodity,
    Gain, be my lord, for I will worship thee !
     

     

    LE BÂTARD.

    Évidemment, tant que je serai mendiant, je critiquerai les riches,

    Et dirai qu’il n’y a pas pire péché que la richesse.

    Et quand je serai riche, je trouverai de la vertu

    À dire qu’il n’y a pas pire vice que de mendier.

    Puisque les rois violent leurs serments selon leur intérêt,

    Alors, intérêt, sois mon dieu, je veux t’adorer !

     

    King John, Le Roi Jean, II, 2, 294-299.

     

     

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  • Échos 

     

     

    Concordance des temps

     

      

    Renaissance

     

     

     

    Aujourd’hui

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