• L'émotion créatrice 

     

     

     

     

    Le don du saisissement

     

     

    « Le don du saisissement, […] c’est la faculté de vibrer aux ondes de l’Autre : du Toi », énonce Léopold Sédar Senghor. « Qu’est-ce que ce don du saisissement, qui nous définit si authentiquement ? C’est cette intuition qui, par-delà les apparences, perce l’écorce des faits. C’est ce que j’appelle la raison-étreinte. C’est elle qui plonge jusqu’aux racines humides des faits, jusqu’à leur ébranlement premier, et monte, dans le chant de la sève, vers l’accomplissement de leur fruit. […] Et voilà que l’homme, ému, se met à jouer, à revivre l’Autre par l’art, qu’il soit plante, animal, astre : à le danser, à le sculpter, à le peindre, à le chanter. »

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare 

     

     

     

     Yondering, chorégraphie de John Neuimeier

    par l'École de Danse de l'Opéra de Paris

     

    Les gestes qui parlent

     

    ‘There was speech in their dumbness, language in their very gesture.’

     

    « Leur silence en disait long, leurs gestes parlaient pour eux. »

     

    The Winter’s Tale, act V, sc. 2, l. 16. 

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Éternel retour 

     

     

     

     Marat interprété par Antonin Artaud

    dans le Napoléon d'Abel Gance (1927)

     

     

    Justice assassine

     

    « On me conteste le titre de philanthrope, s’écrie Marat. Ah ! quelle injustice ! Qui ne voit que je veux couper un petit nombre de têtes pour en sauver un grand nombre ? »

     

                                                     Cité par Albert Camus dans L’Homme révolté.

     

    Caïphe, le grand prêtre au procès de Jésus, disait la même chose, dix-huit siècles auparavant : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure… » (saint Jean, 11, 50)

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Grandir 

     

     

     

    Être-vers

     

    « L’homme est celui qui porte en soi plus grand que lui », disait Antoine de Saint-Exupéry. L’éducation n’a d’autre fonction que d’être cette ouverture vers « plus grand que soi », elle n’a d’autre justification que de permettre cette transcendance.

       Cet « être-vers » qu’est l’enfant est l’idéal même de cet « être-plus » que nous aspirons tous à devenir, ou plutôt que nous rêvons d’advenir.

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Poésie

     

     

     

     

              « L’éphémère est la racine de l’éternel. »

     

                                   Marie-Lise Corneille, L’or du désir

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire