• Controverse* 

     

     

     

    Louis-Ferdinand Céline

     

    Le lourd débat entre l’écrivain et l’homme ne me trouble pas. Je n’ai jamais pu dépasser la lecture de la page 100 du Voyage au bout de la nuit. Si le hasard m’amène à lire quelques lignes du « grand écrivain », j’éprouve en cinq minutes une irrésistible envie de vomir. Son racisme, sa haine de juifs, son dégoût des hommes sauf quand ils portent des bottes et qu’ils marchent en cadence sur le pavé, m’indisposent au plus haut point. Sa fascination pour le sacrifice des « faibles » et sa lâcheté devant la violence des « forts » n’ont pas d’excuse décente. L’écrivain « vaut-il » mieux que l’homme ? Comment est-ce possible ? Qu’est-ce qu’un grand écrivain qui ne serait pas un grand homme ? Que représente le littérateur si celui qui tient la plume est un salaud et qu’il le revendique ?

     

     

    * Finalement Gallimard renonce à publier les pamphlets antisémites les plus violents de Céline. Il faudra bien un jour les regarder de près pour les blâmer.

     

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  • Violence retenue

     

     

     

    Bonne nouvelle

     

    Faut-il des chiffres ? En 1972, les morts par accident de la route en France étaient supérieurs à 18 000 ! En 2017, ils sont autour de 3 000. En 1970, le nombre de véhicules particuliers était de 13 700 000. Nous avons dépassé aujourd’hui 39 000 000.  On peut ainsi dire que le nombre de voitures a été multiplié par trois tandis que le nombre de décès a été divisé par six.

       Ceci signifie que la violence au volant a diminué de façon spectaculaire, comme si elle avait été divisée par 18 ! En moins de cinquante ans. Ce recul de la violence est significatif, mais hélas, il est invisible. Les 50 000 Français qui vivent en plus chaque année ne le savent pas. Personne ne les connait. Et pourtant, ils sont là.

       La répression s’est accentuée. La prévention est plus efficace. Les infrastructures se sont améliorées. Les automobilistes ne conduisent pas mieux, ils se conduisent mieux.

       Tout recul de la violence est un progrès de l’humanité toute entière.

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    L’amant blessé

     

    Benedict. She speaks poniards, and every word stabs.

     

    Bénédict. – Ses paroles sont des poignards, et chaque mot blesse.

     

    Much Ado About Nothing, act II, scene 2, line 242.

     

     

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  • Universel

     

     

     


     

    Les inventeurs du futur

     

    Ce dont on peut être sûr, c’est que les inventeurs du futur ne sont pas à Davos. On n’y trouve que les représentants du vieux monde, ceux qui ont assujetti la planète, qui l’ont mise en règle, qui ont partagé les bénéfices à 50% des revenus pour 1% de la population humaine, ceux qui ont sali leur territoire mais qui habitent dans des zones propres, protégées, aseptisées. Ils dissertent entre eux et ne voient pas que leur monde s’effondre. Tout doucement encore, très brutalement demain.

       Les inventeurs du futur, on les trouve ailleurs. Dans les start-ups où des jeunes gens sans le sous laissent éclater leur imagination. Dans les petites officines où des geeks inconscients nouent le monde sur lui-même un peu plus chaque jour. Sur les routes des migrants qui réinventent l’El Dorado. Dans les écoles où des enfants impatients voient plus loin que leurs maîtres. 

       Je voudrais pouvoir vivre encore 100 ans !

     

     

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  • Désir non mimétique

     

     

     

    Gratuité

     

    « Il existe une économie de la gratuité, quelque chose en échange de rien, mais comme symbole de beaucoup. »

     

                                                                               Erri De Luca, La nature exposée

     

     

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