• Éducation 

     

     The runaway by Norman Rockwell

     

    Comment le petit d’homme

    devient-il un homme ?

     

    L’émergence du petit d’homme en tant que personne est une chose merveilleuse et complexe. Pour s’affranchir, il doit partir. Mais il ne peut partir seul. « Je » veut atteindre « tu », mais pour cela il a besoin d’un « il », ou d’un « elle », c’est-à-dire d’un maître, d’un guide, d’un modèle. À qui veut-il ressembler ? La première personne veut s’incarner dans la deuxième personne, mais ne le peut pas sans l’aide (l’appui, la main, le souffle) d’une troisième personne. La personne humaine ne « se » construit pas, à proprement parler, elle « se » conjugue. Advenir à l’humanité n’est pas un petit jeu binaire, c’est un grand mystère trinitaire.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    La faute des pères…

     

    Alonso, le roi de Naples, retrouve son fils Ferdinand en pleurant, et il s’écrie :

     

         But, O, how oddly will it sound that I

         Must ask my child forgiveness ! 

     

         O, comme cela paraît étrange que ce soit moi

         Qui doive demander pardon à mon enfant !

     

                                                    La Tempête, acte V, scène 1, vers 197-198.

     

    Après que les vilains papas d’aujourd’hui auront légué une planète pourrie à leurs enfants, seront-ils encore là pour demander pardon ?

     

     

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  • Edition 

     

     

     

     

                       Toutes mes publications à ce jour : 

      

    aux Éditions du Club Zéro : 

      

    2001 : Le Maître des désirs

    ou Mes élèves et moi, premier essai sur l’éducation (20 €) 

      

    2003 : La Génération virtuelle,

    ou Comment se débarrasser de l’Enfant Roi et de ses courtisans, deuxième essai sur l’éducation (20 €) 

      

    2006 : Et mon tout est un homme.

    Ébauche d’une pédagogie du lien, troisième essai sur l’éducation (20 €)  

      

    2011 : Les Sonnets de Shakespeare, traduction originale (15 €)  

      

    2012 : Sans avoir jamais été innocents, roman (19 €)

     

    2015 : Shake-speares Sonnets, édition bilingue (14€) 

       

    aux Éditions de L’Harmattan : 

      

    2011 : Shakespeare et son double,

    Les sonnets de Shakespeare à la lumière de la théorie mimétique de René Girard, essai (26 €)  

      

    2012 : Le Désir mis à nu,

    Le désir mimétique révélé à travers le langage de Shakespeare dans les Sonnets, essai (19 €)

     

    2015 : Les Sonnets de Shakespeare, édition bilingue, traduction et commentaires, 774 pages (54 €)   

      

    2017 : Une île sur le fleuve, roman (26€)

     

    Pour le CLUB ZÉRO, passez la commande directement auprès de moi (prix franco de port) :  

    Joël HILLION 

    13 rue de Sèvres 

    91540 MENNECY  

     

    Pour L’Harmattan, cliquez sur le lien suivant :   

       http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54110

     

     

    ou bien passez-moi commande à l’adresse ci-dessus. 

     

    í  

     

     

     

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  • Poésie 

     

     

     Chen Aisen

     

     

    Anagramme

     

         « Le Commandant Cousteau » = « Tout commença dans l’eau »

     

    Proposé par Etienne Klein

     

     

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  • Universel 

     

     

     

     

    Devenir étranger à soi-même 

     

    Les touristes parcourent la planète en tous sens, prennent quelques photos et puis s’en vont pour s’étourdir un peu plus loin. Au bout du monde, quel lien ont-ils formé ? Au lieu d’aller piétiner les sentiers Dogons, ne pouvaient-ils pas simplement parler à leur voisin malien ? Quelle étrange humanité cela forme, tous ces humains qui se croisent et qui ne se rencontrent jamais ! Tous s’observent, se dévisagent et ne se touchent pas. Pour un seul voyageur qui parvient à s’assimiler à la culture qu’il avait désir de reconnaître, combien échangeraient leur chemise avec un autochtone ?  C’est pourtant au bout du dépaysement que l’humanité la plus douce et les certitudes les plus fortes se laissent approcher. Il en a été ainsi pour Stéphane Breton, perdu et retrouvé en Papouasie : « Je ne cherchais pas des gens étranges, confie-t-il, mais à devenir étranger à moi-même. » Au bout de son chemin, quels hommes humains a-t-il fini par aimer ?

     

     

     

     

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