• Shakespeare  

    All's Well that Ends Well at The Globe 

     

    Autonomes mais indéterminés

     

    Helena. Our remedies oft in ourselves do lie,

    Which we ascribe to Heaven : the fated sky

    Gives us free scope ; only, doth backward pull

    Our slow designs, when ourselves are dull.

     

    HÉLÈNE. – Nous possédons souvent en nous-mêmes les remèdes

    Que nous espérons du ciel ; celui-ci n’exerce d’autre prescription

    Que de nous laisser libres ; sans doute ne fait-il que retarder

    Nos faibles desseins quand nous-mêmes manquons de détermination.

     

                                        All’s Well that Ends Well, I, 1, 220-223.

     

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  • Beau désir

     

     

         « Et à nous, que nous manque-t-il ? » 

                                             Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes.

     

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  • Histoire trouble

     

     

    J’ai la mémoire qui flanche

     

    10 juin 1944. Oradour-sur-Glane : massacre de 642 habitants par la SS. La ville d’Oradour est devenue à jamais le symbole de l’horreur.

    10 juin 1994. François Mitterrand, Président de la république française, promet : « Nous ne voulons pas que cela recommence, [...] il appartient aux générations prochaines de bâtir un monde où les Oradour ne seront plus possibles. »

    10 juin 1994. Au Rwanda, 65ème jour du génocide des Tutsis. On a déjà dépassé les 500 000 victimes.

     

       Le gouvernement français a aidé – pas officiellement – les génocidaires jusqu’en juillet 1994, il n’a pas empêché le massacre. Le 22 juin, « la France » envoie sur zone 2 500 hommes de l’opération Turquoise, elle protège largement la fuite des génocidaires au Congo voisin.

       Qui gouvernait la France à ce moment-là ? François Mitterrand – l’homme du discours à Oradour-sur-Glane. Son gouvernement de cohabitation comprenait Édouard Balladur, premier ministre, François Léotard, ministre de la Défense, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, Jacques Toubon, ministre de la Francophonie, Michel Roussin, ministre de la Coopération, Nicolas Sarkozy, ministre de la Communication, Lucette Michaux-Chevry, ministre déléguée à l’Action humanitaire et aux Droits de l’homme, que du beau monde...

       Le mot « génocide » n’a jamais été prononcé à ce moment-là dans les sphères officielles. Pas d’avantage à l’ONU. Pas davantage par Bill Clinton, président des États-Unis.

     

       Depuis, les commémorations, les lamentations, les doléances, les sanglots longs n’ont pas manqué. L’Histoire ne se répète jamais, dit-on, pour se rassurer. Elle ne fait que cela.

       Pourquoi ne célèbre-t-on plus le grand Hannibal, tacticien génial à son époque (troisième siècle avant Jésus-Christ) ? Simplement parce que nous avons tant d’autres faits sanglants à commémorer...

     

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  • Désir sans désir

     

    Annick Eschermann

     

         L’ennui est (aussi) une des figures du désir.

     

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  • Revenir à Michel Serres

     

     

    Inséparables

     

    Il appelait toujours ses interlocuteurs « cher ami », « chère amie ». Et son accueil était sans défaut.

       On revenait toujours d’une rencontre – physique, radiophonique ou livresque – avec lui en se sentant plus intelligent. Et de fait, il savait rendre ses auditeurs-lecteurs plus intelligents. Effet de mimétisme, l’intelligence est donc contagieuse...

       Professeur dans l’âme, il donnait à penser. Il ne partageait pas son savoir, il invitait ses élèves-étudiants à penser. « Je pense si et seulement si je me mets à mon compte », disait-il. Il n’y a pas de meilleur passeur.

       Sur mon agenda : revenir souvent à Michel Serres. 

     

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