• Globish

     

     

    Les voleurs

     

              Ils ont réussi à tout vendre, y compris la langue française.

     

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  • Shakespeare 

     

     Theatre for a New Audience - New York

     

    La roue de feu

     

    Cordelia. How does my royal lord ? How fares your majesty ? 

    Lear. You do me wrong, to take me out o’ the grave.  

    Thou art a soul in bliss ; but I am bound

    Upon a wheel of fire, that mine own tears

    Do scald like molten lead.

    Cordelia.                           Sir, do you know me ? 

    Lear. You are a spirit, I know. When did you die ?

     

    CORDÉLIA. – Comment va mon royal seigneur ? Comment se porte votre majesté ?

    LEAR. – Vous avez tort de me sortir de la tombe…

    Tu es une âme qui connaît la félicité. Moi, je suis attaché

    À une roue de feu, et mes propres larmes

    Me brûlent comme du plomb fondu.

    CORDÉLIA. –                                Sire, me reconnaissez-vous ?

    LEAR. – Je sais que vous êtes un esprit. Quand êtes-vous morte ?

     

    King Lear, IV, 7, 44-49.

     

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  • Au hasard du calendrier

     

     

    C’est le printemps… 

    Il était temps !

     

     

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  • Éducation

     

     

    Concours, compétitions, palmarès… 

     

    …défis, classement, comparateur de prix, matchs, championnats, concurrence, hit-parade, coupes, trophée, tournoi, Oscars, Césars.

       La comparaison est partout sauf à lécole !

       On y a supprimé les notes, les classements, les « appréciations » défavorables. Tous les élèves sont égaux, personne n’échoue. Au nom des droits de l’homme, le paresseux bénéficie des mêmes égards que le bucheur. L’école a réussi à se donner l’image d’un « monde idéal »*.

       A la récré, la bagarre recommence. Le vrai monde, celui de la rivalité perpétuelle, reprend ses droits. La différenciation ne pouvant se faire en classe par un jeu de symboles – autrefois on distribuait des images –, elle se fait dehors dans la confrontation physique. On n’échange plus des bons points, on échange des coups ! La civilisation progresse.

      En alignant toute une génération dans une égalité béate, et artificielle, fera-t-on une société réconciliée avec elle-même, pacifiée ? Allons-nous vers une communauté d’individus indifférenciés, composée de numéros bien rangés et bien sages ?  Ou bien aurons-nous affaire à un rassemblement de concurrents féroces qui voudront affirmer à tout prix leur différence… par la violence ?

       Les adultes s’étant effacés dans leur enfance**, quels adultes les enfants d’aujourd’hui deviendront-ils ? Comment vont-ils « se construire » ? Au lieu de leur apprendre le jugement, on leur aura appris à s’en passer. Ce qu’on ne leur aura pas donné, où iront-ils le chercher ?

       On n’apprend que des autres, qu’en prenant des autres, qu’en « devenant » les autres. Supprimer les modèles aux enfants est une aberration mentale, une forme de sottise appuyée. C’est peut-être aussi, à terme, un crime contre l’humanité. Celle de demain.

       Mais les coupables ne seront plus là pour en répondre.

     

     

    * C’est en général sur les enfants que l’on teste les utopies les plus folles ! Ce sont de merveilleux cobayes qui ne protestent jamais.

     

    ** Officiellement, on ne doit plus parler de différence entre l’adulte et l’enfant, entre le maître et l’élève, on doit considérer seulement leur « asymétrie ».

     

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  • Citation

     

     

     

              « …regarder ensemble dans la même direction. » 

                                 Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes.

     

     

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