• Portfolio

    Le droit à la différence

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Controverse 

     Au Globe, quand même

     

    Pourquoi Périclès n’est pas de Shakespeare

     

    Dans la première édition du folio, en 1623, Périclès ne figure pas. Les plus proches collaborateurs de Shakespeare, ceux qui l’avaient côtoyé, qui l’avait admiré et aimé, ceux-là mêmes qui ont tenu à perpétuer son œuvre, n’ont pas cru bon d’inclure Périclès dans le canon shakespearien. La pièce n’a été introduite dans le fameux canon qu’en 1664, à la troisième édition des « œuvres complètes » !

       Qu’en est-il de la pièce elle-même ? Elle est extrêmement mal ficelée. Est-elle, ou non, de Shakespeare ? Le scénario est faible, mal maîtrisé. Marina n’est pas Isabelle ! Les résurrections n’ont rien à voir avec celle de Héro et d’Hermione. Trop de personnages ont une existence incertaine. L’enchainement des scènes est peu logique. L’écriture est quelconque. Il n’y a aucun oxymore, aucun chiasme, seulement des doublettes qui font un petit effet et ne veulent rien dire. Et surtout – et cela me parait rédhibitoire – les personnages « s’expliquent » au lieu d’être eux-mêmes. Ni Richard III, ni Iago, ni Hamlet, aucun personnage authentique de Shakespeare ne « se raconte ». Tous posent leur identité, ils se situent dans l’intrigue, mais ils ne se justifient pas comme s’ils étaient extérieurs à eux-mêmes. Ils ne dévient jamais de leur logique interne.

       Le thème de la beauté – associé à la vertu – est-il en rapport avec les Sonnets ? As a fair day in Summer wondrous fair (II, 5, 36) peut le laisser penser. Mais la copie du sonnet est particulièrement maladroite – s’il y a copie. La comparaison de la beauté et de l’été est banale. Shakespeare, lui, parlant de W.H., évoquait un « éternel été ». L’oxymore est accentué par « ne se fanera pas ». Rien de tel dans Périclès.

       Certains critiques notent dans l’écriture de la pièce « une attitude de détachement » (J.-B. Fort). Toujours ce soupçon que Shakespeare ne s’intéressait pas vraiment à ce qu’il écrivait. On remarque plutôt partout un manque de densité, et surtout beaucoup de conventions bien pensantes !

       Last but not least, toutes les pièces de Shakespeare – même les historiques – portent, à plus ou moins grande échelle, sur le désir ! Périclès fait curieusement exception. Cherchez l’erreur.

       Girard ne dit rien de Périclès. N’est-elle pas assez mimétique ? En effet, la pièce ne l’est pas du tout. Il est bien fait mention d’une rivalité entre Marina, fille de Périclès, et Philotène, fille de Cléon (mais cette dernière n’apparait pas dans la pièce !). Le thème n’est pas du tout exploité. C’est en fait la mère de Philotène qui veut faire tuer Marina pour qu’elle n’éclipse pas sa fille en beauté et en renommée (acte IV).

       Périclès ne serait-il pas plutôt un pastiche de Shakespeare, une mauvaise copie de la main d’un admirateur sans talent ? Pour le coup, nous retomberions dans un mimétisme singulier !

     

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  • Mémoire 

    Parlez-moi de la paix.  

     

     

     

    « En disant ‘‘nos intérêts d’abord et qu’importent les autres !’’, on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales. » 

                                                Emmanuel Macron, 11 novembre 2018.

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  • Mémoire 

     

     

    11 novembre 1918,

    les Allemands aussi

     

    Les fleurs lancées aux soldats partant à la guerre se sont retrouvées bien vite sur leurs tombes…

     

         SAG MIR, WO DIE BLUMEN SIND

     

    Sag mir wo die Blumen sind,
    wo sind sie geblieben
    Sag mir wo die Blumen sind,
    was ist geschehen?
    Sag mir wo die Blumen sind,
    Mädchen pflückten sie geschwind
    Wann wird man je verstehen,
    wann wird man je verstehen?

    Sag mir wo die Mädchen sind,
    wo sind sie geblieben?
    Sag mir wo die Mädchen sind,
    was ist geschehen?
    Sag mir wo die Mädchen sind,
    Männer nahmen sie geschwind
    Wann wird man je verstehen?
    Wann wird man je verstehen?

     

    Sag mir wo die Männer sind
    wo sind sie geblieben?
    Sag mir wo die Männer sind,
    was ist geschehen?
    Sag mir wo die Männer sind,
    zogen fort, der Krieg beginnt,
    Wann wird man je verstehen?
    Wann wird man je verstehen?

    Sag wo die Soldaten sind,
    wo sind sie geblieben?
    Sag wo die Soldaten sind,
    was ist geschehen?
    Sag wo die Soldaten sind,
    über Gräben weht der Wind
    Wann wird man je verstehen?
    Wann wird man je verstehen?

    Sag mir wo die Gräber sind,
    wo sind sie geblieben?
    Sag mir wo die Gräber sind,
    was ist geschehen?
    Sag mir wo die Gräber sind,
    Blumen wehen im Sommerwind
    Wann wird man je verstehen?
    Wann wird man je verstehen?

    Sag mir wo die Blumen sind,
    wo sind sie geblieben?
    Sag mir wo die Blumen sind,
    was ist geschehen?
    Sag mir wo die Blumen sind,
    Mädchen pflückten sie geschwind
    Wann wird man je verstehen?
    Wann wird man je verstehen?

     

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  • Mémoire

     

    Demba et Dupont

     

    La première guerre mondiale a été mondiale. Elle a jeté le monde dans la mondialisation, de la façon la plus sacrificielle qui soit. Nous sommes bien dans la mondialisation, mais sommes-nous sortis de la guerre ?

     

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