• Hommage à Paul Virilio  

     

     

    Le philosophe Paul Virilio constatait que nous – notre civilisation – avions aboli les distances sans abolir les frontières. Il y voyait une contradiction majeure qu’il comptait parmi les catastrophes de notre temps. Sa réflexion nous est toujours utile.

       Nos voisins sont de plus en plus proches et nous voulons les tenir de plus en plus loin. Penseur catholique, Paul Virilio déplorait qu’à l’amour du prochain nous ayons substitué une espèce d’amour du lointain, que nous cultivons par des voyages incessants à travers la planète. On peut être touriste prédateur et xénophobe. Combien de temps la contradiction tiendra-t-elle avant de nous exploser à la figure ?

     

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  • Méconnaissance

     

    Le Voleur de bicyclette, Vittorio De Sica, 1948.

     

    Il y a tromperie

     

    L’acharnement à se cacher la réalité est une activité vieille comme le monde. Dans notre « nouveau monde », cette tromperie volontaire se maintient vaillamment.

       Quelques faits un peu « têtus » :

    -        - cela fait 40 ans que nos sociétés capitalistes fonctionnent SANS progression notable du pouvoir d’achat et l’on continue de parler de « croissance » ;

    -          - la redistribution des richesses toujours promises n’a jamais été réalisée ;

    -        - 85% des « innovations » technologiques n’ont plus d’usage au bout de cinq ans, personne ne l’admet et on continue « d’innover » ;

    -        - la démocratie est un idéal toujours à atteindre tandis que la moitié des États d’Europe se referment comme des huitres peureuses à marée basse ;

    -        - les « droits de l’homme » sont toujours proclamés haut et fort pendant que des camps de rétention sont construits hors d’Europe comme autant de Guantanamo !

       Il semble que la vue et l’ouïe sont séparées comme deux ennemies : les slogans mirifiques n’ont jamais cessé, et on ne voit rien venir… Ce qu’on nous dit n’a rien à voir avec ce que nous vivons. Comme la pub, les slogans optimistes tournent en boucle et nous ne sortons pas du manège.

       Qui ment ? Quoi se trompe ?

     

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  • Promesse 

     

     

    Immortels ?

     

         Nous sommes bien mieux qu’immortels, nous sommes éternels !

     

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  • Shakespeare

     

     

    Adrian Lester dans la mise en scène d'Hamlet par Peter brook

     

    Après la faute

     

    Dans Hamlet, le roi Claudius assimile son péché à celui de Caïn (III, 3, 37-38) :

     

         King. [my offence] hath the primal eldest curse upon ’t,

         A brother’s murder !

     

         LE ROI. – Sur [ma faute] tombe la première et plus ancienne malédiction :

         Celle du meurtre d’un frère !

     

       Claudius parle bien de meurtre et non de sacrifice. Shakespeare n’a pas mis en scène ce meurtre – celui du père d’Hamlet et frère de Claudius –, l’acte est seulement « représenté » par les acteurs devant le roi peu avant la confession de Claudius. Le « premier meurtre » est toujours invisible, impensable, voire impensé. Longtemps, Hamlet refuse d’y croire. Le « premier meurtre » n’est jamais qu’évoqué dans les mythes… De ce point de vue, Hamlet pourrait s’appeler Après la chute. Le thème central serait, vu sous cet angle, non pas celui de la faute – puisqu’elle est déjà commise – mais de l’après, c’est-à-dire celui de la culpabilité. Hamlet en est bien conscient dès le premier acte (I, 5, 189-190) quand il dit :     

     

         Hamlet. The time is out of joint : – O cursèd spite,

        That ever I was born to set it right!

      

         HAMLET. – Le temps est sorti de ses gonds. Exécrable destin !

         Faut-il que je sois né pour tout remettre en ordre !

     

       La culpabilité pèse d’un poids infini. Ce dont Hamlet se sent coupable, ce n’est pas d’avoir commis un crime, mais d’être incapable de le « réparer », c’est-à-dire de le venger. Hamlet est aussi une tragédie de la vengeance empêchée.

     

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  • JEAN DE LA FONTAINE 

     

     

                                          Lexemple est un dangereux leurre :

                      Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs.

     

                                      Le corbeau voulant imiter laigle

     

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