• Shakespeare 

     

     

    Effet miroir

     

    ORLANDO.

    But, O ! how bitter a thing it is to look into happiness through another man’s eyes !

     

    Ah ! qu’il est cuisant de regarder le bonheur avec les yeux d’un autre !

     

                        As You Like It, Comme il vous plaira, acte V, scène 2, l. 42 et s. 

     

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  • Citation

     

     

    Francisco Serrano 

     

    « La parole n’est qu’une forme spécialisée du geste corporel. »

     

                                                                            Anthony Burgess

     

     

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  • Portfolio 

     

     

    Le garçon qui pleure

     

    Résidu archaïque de l’entrainement obligatoire au combat il fallait bien protéger les femelles et leurs petits dans la horde primitive –, la répression de l’émotion chez les garçons continue d’être considérée comme une vertu. En oubliant la frustration qui l’accompagne et les conséquences néfastes d’une telle censure. On sait aujourd’hui qu’un Q.I. non contrôlé par un Q.E. équilibré gêne à la prise de décision. Pas d’émotions pour un soldat : on lui demande de ne pas penser. Mais s’agissant d’un adulte accompli, la répression des émotions est une cause d’irresponsabilité, aggravée par le fait que cette répression est occulte (elle opère par méconnaissance).

       Le mélodrame et le conte « à l’eau de rose » sont bons pour les filles. Quel mépris pour « le sexe faible » ! Mais le garçon, lui, doit se montrer résistant aux émotions. Quand on dit « se montrer », on révèle qu’il n’est pas exempt d’émotions, mais il doit d’abord les cacher faute de les contenir complètement. Quant aux hommes qui « ne ressentent rien », il faut plutôt les plaindre que les critiquer, voire les craindre. Le « Che » n’éprouvait rien, dit-on, en écoutant de la musique. Il ne faisait pas la différence entre une berceuse et une marche militaire. Il était également capable d’exécuter froidement, dans le stade de La Havane, pendant la Révolution cubaine, les opposants au nouveau régime. Quel homme ! Imagine-t-on le « Che » en larmes ? Imagine-t-on Poutine en train de pleurer ?

       Nous sommes conditionnés à aimer les brutes.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     crédit UNICEF

     

    Le bon pédagogue

     

    TRANIO.

    No profit grows where is no pleasure ta’en. –

    In brief, sir, study what you most affect.

     

    On ne tire nul profit à ce que l’on fait sans plaisir :

    Ainsi, monsieur, étudiez plutôt ce qui vous plaît le plus.

     

    La Mégère apprivoisée, acte I, sc. 1, v. 39-40.

     

     

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  • Théorie mimétique 

     

     

     

     

    Relativisme

     

    « Le relativisme contemporain est le produit de l’échec de la tentative de résoudre les problèmes liés à la diversité des cultures humaines. […] L’anthropologie moderne a échoué parce qu’elle n’est pas parvenue à expliquer les différentes cultures humaines comme un phénomène unitaire. »* À cette difficulté de perception « répond » pourtant la réalité de la culture occidentale qui a laissé s’installer un pluralisme de cultures en son sein. Comme si la culture occidentale n’était plus vraiment spécifique ! Elle l’est pour autant qu’elle est capable d’assimiler les autres cultures c’est sans doute là sa chance. Il ne s’agit pas d’ethnocentrisme qui étouffe les autres expressions culturelles mais d’une forme non violente d’adaptation, un apprentissage du monde.

       Si nous reprenons les critères girardiens sur la persécution (l’exclusion, le sacrifice), nous voyons que le « progrès culturel » se fait dans le sens d’une moindre persécution, d’un moindre sacrifice de « l’autre ». Après l’échec de la colonisation qui voulait imposer une seule culture à toutes les autres, nous en sommes venus à la confusion (délicieuse) des « autres cultures » entre elles, leur interpénétration. On ne peut même plus parler d’invasion des cultures du monde à l’assaut de l’Occident, mais d’un échange globalisé des arts, des pensées, des comportements. Cela ressemble encore à une espèce de cacophonie, mais en tendant l’oreille, nous pouvons discerner quelques jolies harmonies nouvelles qui annoncent des « lendemains qui chantent ».

     

     

     

    * René Girard, table ronde d’Identità e desiderio, mars 2006.

     

     

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