• Religions

     

    Fan* zone  

    « Allez, la messe est dite » 

     

    * Fan est le diminutif de fanatique 

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  • Infox

      

     Le baiser de Judas par Giotto

     

    Le huitième commandement

     

    « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. »

     

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  • Shakespeare

     

    un adolescent de la Renaissance :

    Saint Jean-Baptiste par Andra del Sarto 

    La densité des Sonnets

     

    La densité des Sonnets est telle qu’en 2127 vers seulement (en excluant les deux derniers sonnets de moindre intérêt), une production dérisoirement minuscule par rapport à son œuvre théâtrale, nous pouvons retrouver tout Shakespeare, tout ce qui fait sa singularité et son génie. Les Sonnets représentent moins de 1,5% de l’intégralité de l’œuvre imprimée que nous avons conservée de lui, mais quelle richesse ! Quelle grandeur ! Et quelle puissance ! Les Sonnets ne sont pas moins riches et moins profonds que les pièces de théâtre que les critiques (ou les traducteurs) ont toujours tendance à privilégier au détriment de la poésie. Helen Vendler, éminente professeure à Harvard et auteure d’une imposante étude intitulée The Art of Shakespeare’s Sonnets, s’excuse en ces termes : ‘Very few lyrics offer the sort of philosophical depth that stimulates meaning-seekers in long, complex and self-contradicting texts like Shakespeare’s plays.’ « Très peu de poèmes présentent une profondeur philosophique équivalente à celle qui stimule les personnes qui recherchent un sens dans les textes longs, complexes et contradictoires que l’on rencontre dans les pièces de Shakespeare. »

       Il me semble, au contraire, que les Sonnets sont largement aussi riches de sens que les comédies et les tragédies et, ce qui est étonnant, dans un espace infiniment plus restreint, avec une économie de moyens bien plus grande ! Il est impossible de croire que Shakespeare ne les a pas pris au sérieux. 

     

    Extrait de mon essai Shakespeare et son double, L’Harmattan, 2011.

     

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  • L’universel

     

     

    Métissage

     

    « Tout vrai métissage ne peut naître que sur la perte assumée de la maîtrise de l’autre et de la pureté de soi. »

                 

                                          Daniel Maximin, Les fruits du cyclone.

     

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  • Incarnation

     

     

    Le corps entier

     

    Impossible de séparer la tête du corps… sans mourir. C’est pourtant ce que fait l’enseignement ! L’école s’occupe exclusivement de ce qui se trouve au-dessus du niveau des sourcils. Et pourtant les neurones sont partout. Nous avons 100 millions de neurones dans l’intestin, pas moins de 40 000 neurones dans le cœur.

       L’esprit commence dans le corps, il n’est pas détaché du corps. L’intelligence est dans la main autant que dans la tête. Le corps d’un grand danseur, celui d’un mime professionnel, doivent être intelligents dans leur intégralité. À la personne qui regrettait que Rodin n’ait pas sculpté la tête de l’une de ses statues, et qui déplorait qu’elle parût inachevée sans visage, le célèbre sculpteur répondit : « Mais le visage est partout. »  Je dirais la même chose de l’intelligence. Un corps sans intelligence est une machine. Un esprit sans corps est un fantôme, un elfe, un lambeau d’être, un zombie, une abstraction. Le corps n’est pas pour moi objet d’étude, il est support de l’être. Je ne sais pas être sans mon corps. Je ne dois pas être le seul...

     

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