• État de la conscience

     

     

    Esclavage

     

    Pour acheter mon T-shirt 2,99 €, il faut que des Bangladeshi travaillent pour rien. Plusieurs milliers d’ouvriers crève-la-faim se sont mis en grève en janvier. Au bout d’une semaine, on leur accorde des miettes. Parmi ceux qui se sont mis en grève, plusieurs centaines ont été renvoyés sans préavis. Jetés dehors. Marche ou crève. Ils vont donc crever. Ouf ! Mon T-shirt va rester à 2,99 € ! 

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Mimétisme 

     

    Chambre d’écho 

    Peut-on fonder une république « citoyenne » sur des sondages, des statistiques, des moyennes, des pourcentages, des courbes de Gauss ? On peut, certes, mobiliser facilement une foule considérable avec des tweets, mais que représente-t-elle ? Qui représente-elle ? En anglais, on parle d’une ‘flash mob’, c’est-à-dire une d’« cohue instantanée ». Les médias électroniques – gratuits et anonymes ont des pouvoirs exorbitants. Ils dépassent tous les supports de l’intelligence. Un tweet a plus de « lecteurs » qu’une seule édition du journal Le Monde. Un bruit (on dit aussi un ‘buzz’) se répercute et se répète, et puis quoi ? L’algorithme qui recense le nombre d’échos sait-il ce qu’il compte ? Le chiffre global qu’il affiche – par exemple, « 537 M vues » a-t-il un sens ? Ceux qui donnent un sens à ce chiffre savent-ils ce qu’ils font ? Sont-ils conscients ? Sont-ils sincères ? Il est permis d’exprimer ici un doute.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare 

     

     

    Les frères ennemis

    (selon Richard II)

     

    King Richard. The love of wicked men converts to fear ;
    That fear to hate ; and hate turns one, or both,
    To worthy danger and deserved death.

     

    LE ROI RICHARD. – La camaraderie des méchants se change en peur,

    La peur en haine, et la haine pousse l’un ou l’autre, ou les deux,

    Dans des dangers considérables et à une mort certaine.

     

                                                                              V, 1, 66-68

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Antoine de Saint-Exupéry 

     

     

         « Qu’il est nombreux mon ami épars. »

                                  Antoine de Saint-Exupéry, La Citadelle. 

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Méconnaissance 

     

    Tout est gratuit (suite) 

     

    Le plus insidieux, c’est de croire que « gratuit » veut dire « renouvelable ». Après tout, l’air que je respire est gratuit – du moins, je peux m’en persuader. L’eau de la mer où je me baigne est gratuite. Les chemins dans la campagne sont gratuits.

       Comme notre consommation se transforme progressivement en services (apparemment) gratuits, on s’imagine qu’elle est sans limites. Je peux parler sans fin sur mon portable, grâce à mon « forfait illimité ». Je consomme de l’informatique toute la journée sans payer. Une quantité phénoménale de ce que nous détruisons sur la planète disparaît sans que nous nous en souciions : c’est gratuit. La nature paiera.

       Si nous devions effectivement payer ce que nous achetons, la sacro-sainte croissance s’effondrerait. D’où la nécessité absolue pour les marchands de nous cacher le prix. Les capacités cérébrales des informaticiens qui travaillent sur « la culture de l’imaginaire » sont sans limites pour nous dissimuler le « vrai prix des choses ». Allez savoir ce que coûte un kilomètre en chemin de fer ou en avion. Un vol Paris-Madrid pour 43 €, cela signifie quoi ? Rien d’autre qu’une tromperie !

     

    À mes lecteurs bénévoles. 

    Mon blog n’est pas gratuit. Il n’est pas payé par la publicité, puisqu’il n’y en a pas. C’est moi qui vous l’offre. 

    ▁▂▃▄▅▄▃▂▁ 

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique