• La Bible

      

     Jérémie par Michel-Ange

     

    La Splendeur contre le Néant 

     

    Mon peuple a échangé sa Splendeur

    contre le Néant !

    Cieux, soyez-en effarés,

    stupéfaits, saisis d’une énorme épouvante !

    Car c’est une double trahison que mon peuple a commise.

    Ils M’ont abandonné,

    Moi, la Source d’eau vive,

    pour se creuser des citernes lézardées

    qui ne retiennent pas l’eau.

     

                                                             Jérémie, 2, 11-13

     

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  • Désir mimétique

     

     

    Publicité

     

    « La technologie moderne accélère les effets mimétiques ; elle les répète à satiété et étend leur rayon d’action à toute la planète […]. Elle en a fait au demeurant une industrie fort respectable qu’on appelle la publicité. »

       René Girard dit vrai*, mais l’effet mimétique s’use. Il a besoin de se renouveler constamment pour rester actif. Sa source doit changer, grossir, se métamorphoser, sinon le désir s’émousse. L’accroissement exponentiel de la publicité, sur tous les médias, n’est pas le signe de son efficacité, mais l’inverse exactement, celui de son épuisement. Le désir n’y croit plus. Il faut, comme pour les drogues dures, augmenter constamment la dose. L’acédie menace.

       Tant que le « remède » opère encore, un peu, même mal, il parait efficace. Mais son accroissement est le symptôme même de l’aggravation du mal. Le désir est en panne !

      

    * Les Feux de l’envie.

     

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  • Pour être intelligent

     

    Huit et demi, de Federico Fellini 

    Mobilité

     

    Combien, à l’instant présent, sont immobilisés dans leur véhicule, à Paris, au Caire, à Dakar, à New Delhi, à Pékin, à Mexico, partout ? Des millions d’humains prisonniers dans des boites en fer, coincés sans pouvoir bouger, dans la pollution et l’impatience. Combien de semaines, combien de mois de ma vie, ai-je attendu, à ne rien faire, dans des embouteillages infernaux ?

       Combien, au même instant, sont bloqués derrière des barbelés qu’ils ne peuvent pas franchir, derrière des murs qui leur interdisent l’accès à la liberté, devant des mitraillettes pointées sur leurs estomacs vides ?

       Combien, tandis que j’écris ces lignes, restent abrutis dans l’obsession de leur territoire, de leur race, dans le confort tiède de leurs petites idées ? Fenêtres bien fermées à cause des courants d’air. Les yeux baissés, ils contemplent leur estomac trop plein !

       S’adressant aux jeunes gens, Michel Serres supplie : « Allons, debout, courez, sautez, remuez-vous, dansez ; comme le corps, l’intelligence requiert le mouvement. » L’immobilité, avant d’être le signe précurseur de la mort, est la première cause de l’imbécilité.

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

    Prenez votre miroir 

     

    Look in your glass, and there appears a face
    That over-goes my blunt invention quite. […]
    And more, much more, than in my verse can sit,
    Your own glass shows you, when you look in it.
     

     

    Prenez votre miroir, vous verrez un visage

    Qui surpasse de loin ma plate création. […]

    Oui, il y a bien plus que mes vers n’en contiennent  

    Dans votre seul miroir quand vous y regardez.

     

                                                         Sonnet 103

     

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  • Portfolio  

    Visages 

              « Tu ne connaissais que mon masque, voici mon visage. » 

                                                                             Victor Hugo

     

     

     

     

     

     

     

     

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