• Sortie de crise  

     

         « Là où croit le péril croît aussi ce qui sauve. »

                                                        Friedrich Hölderlin

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Shakespeare                             

     

                                 Sonnet 121

     

       ’Tis better to be vile than vile esteemed,

       When not to be receives reproach of being,
       And the just pleasure lost, which is so deemed,
       Not by our feeling, but by others’ seeing.
       For why should others’ false adulterate eyes
       Give salutation to my sportive blood ?
       Or on my frailties why are frailer spies,
       Which in their wills count bad what I think good ?
       No, I am that I am, and they that level
       At my abuses reckon up their own ;
       I may be straight though they themselves be bevel ;
       By their rank thoughts, my deeds must not be shown,
           Unless this general evil they maintain :
           All men are bad and in their badness reign.

     

       Mieux vaut être immoral que d’être jugé tel,

       Quand sans l’être, pourtant, on s’en voit accusé,

       Et que l’on est jugé, pour des plaisirs licites,

       Non par son sentiment mais par les yeux d’autrui.

     

       Pourquoi le regard fourbe et perverti des autres

       Devrait-il approuver ma conduite légère ?

       Pour mes failles, pourquoi de plus faibles que moi           

       Jugeraient-ils mauvais ce que je juge bon ?

     

       Non, je suis qui je suis ; ceux qui mettent en joue

       Mes errements ne font que recenser les leurs.

       Peut-être suis-je droit quand ils sont tous obliques ;

       Je ne parais souillé qu’aux yeux des corrompus ;

     

       À moins qu’ils ne justifient ce mal général :

       Les hommes sont méchants, le mal est leur royaume.  

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La quête d’identité

     

     

    Entre autonomie et appartenance

     

    Entre désir d’autonomie et libido d’appartenance, la quête d’identité est souvent un casse-tête. Pourtant, il me suffit de savoir que j’appartiens à l’espèce humaine pour me sentir grand, pour me sentir bien. Qu’ai-je besoin d’ajouter à mon nom une nationalité, une adresse, un métier, un sexe, des codes ? Je suis québécois à Montréal, je suis sénégalais à Dakar, je sens que je me féminise au contact doux des femmes, je suis enfant parmi les enfants.

       Pourquoi chercher ailleurs « ma » vérité ?

       ...Alors que nous était offerte

       La plus grande des découvertes : 

       L’homme semblable et différent !*

     

    * Gilles Vigneault

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • État de la conscience

     

     

    Crises systémiques

     

    Qu’elles soient industrielles, financières, sociales, écologiques ou sanitaires, les crises sont désormais systémiques. Ce n’est pas la conséquence de « l’effet papillon », c’est la simple réalité du monde. Le prix du coton qui permet au cultivateur Malien de vivre est calculé à Chicago. L’air que je respire est pollué en Chine. Les riches ne peuvent pas s’enrichir sans appauvrir le reste de l’humanité. Les humains ne sont pas en concurrence, comme les théoriciens de l’injustice le prétendent, ils sont associés, pour le meilleur et pour le pire. Le plus souvent, ils partagent les catastrophes et bien peu les bénéfices. Les puissants veillent à ce que la frontière soit bien close entre leur patrimoine ostentatoire et les pauvres fascinés qui le contemplent.

       Que reste-t-il à partager quand tout a été confisqué ? Il reste la conscience, le savoir que nous avons de la réalité obscène du monde. Aussi les puissants se démènent-ils pour censurer le savoir. Il existe encore assez de tyrannies officielles pour bloquer la connaissance par des moyens coercitifs, voire violents. Dans les pays d’apparence démocratique, la censure est plus subtile. C’est la « réclame », les slogans martelés à l’envi qui nous vendent du bonheur. Le malheureux, chez nous, est un exclu ; ailleurs l’exclu est malheureux. Mais « les puissants » ne peuvent pas empêcher les humains de penser. Et ils pensent ensemble !

       La sortie d’une crise systémique ne peut pas se faire sans une prise de conscience systémique.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  Portfolio

    La souplesse 

    « Je plie, et ne romps pas. »

     

                                                           

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique