• Shakespeare 

     

     

    La corruption 

     

    Cloten.                                 ’T is gold
    Which buys admittance ; oft it doth ; yea, and makes
    Diana’s rangers false themselves, yield up
    Their deer to the stand o’ the stealer ; and ’t is gold
    Which makes the true man kill’d and saves the thief ;
    Nay, sometime, hangs both thief and true man. What
    Can it not do, and undo ?  

      

    CLOTEN. –                                       Avec l’or,

    On peut acheter ses entrées partout. Oui, l’or peut

    Corrompre même les gardes-chasse de Diane, et amener

    La biche à portée du braconnier. C’est l’or encore

    Qui conduit l’honnête homme à la potence et épargne le voleur.

    Parfois même, le voleur et l’honnête homme sont pendus en même temps.

    Qu’est-ce qu’il ne peut pas faire ? Ou défaire ?

     

                                                  Cymbeline, II, 3, 69-75

     

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  • « L’homme diminué »

     

     

    Accessoirisé

     

    La liste des accessoires qui nous accompagnent, qui nous collent littéralement à la peau, s’allonge indéfiniment, à mesure que les savants qui travaillent au service des nouvelles technologies « progressent » dans leurs inventions. Ils progressent à proportion exacte des sommes investies dans ce domaine – et elles sont énormes. Vive la science !

       Près de 3500 volontaires suédois se sont fait installer une puce électronique sous la peau. Ils sont ainsi reconnus partout, sans décliner leur identité. Quand ils rentrent chez eux, la porte s’ouvre devant eux, la lumière s’allume et la chasse d’eau fonctionne spontanément quand ils ont terminé leurs besoins. Ils peuvent aller au cinéma, prendre le train « sans ticket », la puce s’en charge, elle paie à leur place. Enfin, elle pompe leur compte en banque sans le leur dire… Quelle tranquillité d’esprit ! Quelle liberté ! Être déchargé de tout ! Nous devrions tous être « pucés ». C’est le rêve de tous les tyrans pour leurs peuples bien-aimés.

     

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  • Hélas !

     

     

     

    La bêtise est triste, et pour la cacher, on rajoute des rires derrière. C’est encore plus triste.

     

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  • Nos liens avec le ciel 

     

     

    Cocréateurs du monde

     

    La Création n’est pas achevée. Le Créateur, l’initiateur de tout, nous a laissé la charge de finir le travail. Les athées appellent cela l’Évolution. Si nous manquons à cette responsabilité, nous sommes perdus collectivement.

       Ainsi de la malheureuse petite Séréna, abandonnée par sa mère pendant deux ans, les deux premières années de sa vie, et qui à cause de cela, à cause de l’absence de contact avec le monde humain, risque de ne jamais pouvoir parler, ni marcher, ni simplement communiquer avec ses pairs. C’est irréversible. La charge de « continuer la création » est sans doute trop lourde pour certaines mamans – surtout si elles sont seules. Elle est tout aussi lourde pour les papas, mais beaucoup n’en ont pas la moindre idée. L’éducation que l’on reçoit, c’est « notre pain quotidien ».

       Sans lien, nous ne pouvons pas survivre. Si nous ne partageons rien avec nos semblables, nous les privons de leurs chances d’exister, et nous nous appauvrissons nous-mêmes. Quel fardeau le Créateur nous fait porter, quand la défaillance d’un seul compromettait toute la civilisation !

     

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  • Shakespeare

     

     

     RSC

     

    Désir et sacrifice

     

    Iachimo.                      The cloyed will

    (That satiate yet unsatisfied desire,

    That tub both fill’d and running), ravening first

    The lamb, longs after for the garbage.

     

    IACHIMO. –                             Le désir rassasié,

    (Cette soif étanchée, toujours insatisfaite,

    Comme un récipient qui fuit en même temps qu’il se remplit), fait sa proie

    De l’agneau, puis fouaille jusqu’aux derniers résidus.

     

                                                       Cymbeline, I, 7, 47-50

     

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