Sacrifiée
Fashion week in Paris
Où est passée la beauté ?
Tout est moche. Nous ne savons plus « créer » de la beauté. Ni dans les arts visuels, ni au cinéma, ni dans la mode, ni dans le design, ni en littérature, il semble que les « artistes » ne savent plus rien faire que du moche. La nature est défigurée et les entrées des villes sont des champs d’entrepôts aux couleurs dégoûtantes. « La vérité, la beauté, la justice, la compassion sont des biens toujours, partout », affirmait Simone Weil (La personne et le sacré). Nous avons renoncé au bien.
Shakespeare, en son temps, craignait déjà pour la beauté, qu’il savait fragile et périssable. Ainsi écrit-il au sonnet 65 :
How with this rage shall beauty hold a plea,
Whose action is no stronger than a flower ?
Devant tant de fureur, que pourra la beauté,
Elle qui n'a pas plus de force qu'une fleur ?