Parution
À l’occasion du centenaire de la naissance de René Girard en 1923, Benoît Chantre, qui a été son ami et fidèle compagnon d’écriture, publie chez Grasset une somme de plus de mille pages sur l’homme d’abord, et surtout sur l’œuvre proprement colossale qu’il nous a laissée. Plus qu’une biographie, l’essai de Benoît Chantre brosse le tableau de toute la pensée, française et internationale, à travers le XXe siècle et comment René Girard y a tenu sa place. D’abord ignoré dans les années 1970, puis méprisé dans les années 1980 (il n’était pas du sérail, c’est-à-dire de l’université française !), ses idées ont fait leur chemin et il est devenu presque incontournable aujourd’hui : il est traduit dans près de 40 langues, très commenté en Amérique du nord et en Amérique du sud, jusqu’au Japon.
Sa pensée a encore du mal à s’imposer, mais on n’est plus surpris d’entendre parler de « mimétisme » et de « bouc émissaire », jusque dans les programmes populaires de la radio et de la télévision. La « théorie mimétique » circule ― sans dire son nom.
L’Association Recherches Mimétiques (A.R.M.) maintient le flambeau ; voir son site : https://www.rene-girard.fr/
Pour une approche plus synthétique, voir aussi le dernier article de mon blog, page 50. Il s’agit, en fait, d’un de mes tout premiers articles, écrit il y a dix ans.