• Enfance

     

     

    Sur le chemin de l'école...

     

    Les droits de l’enfant 

     

    La Convention internationale des droits de l’enfant a été adoptée le 20 novembre 1989, il y a vingt-cinq ans. Elle a pris beaucoup de temps à se mettre en place. Il reste encore beaucoup à faire.

       À l’origine de la défense des droits de l’enfant, on trouve une figure remarquable, un juste, le Dr. Janusz Korczak, pédiatre polonais du début du XXe siècle. Son influence a commencé à se faire connaître dans les années 1920. Parmi ses réalisations, il faut retenir la création de deux orphelinats, dès les années 1910. Ces institutions étaient organisées en « républiques d’enfants ». Pour le Dr. Korczak, les « droits de l’enfant » n’étaient pas une théorie, ils étaient sa pratique quotidienne.

       Janusz Korczak a également écrit des livres, dont Le Roi Mathias 1er, un conte fantastique à la gloire des enfants, une œuvre littéraire originale à tous égards. Sa plus belle action a été de ne pas abandonner les enfants juifs dont il s’occupait dans le Ghetto de Varsovie. Au moment de leur déportation pour les camps de la mort, il est parti avec ses protégés. Il est mort, avec eux, à Treblinka, à l’âge de 64 ans, le 5 août 1942.

     

     

     

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  • Citation

     

     

    ‘Hell is empty and all the devils are here.’  

    « L’enfer est vide et tous les démons sont ici. »

                        The Tempest, La Tempête.

     

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  • Mimétisme

     

     

    L’universel a-t-il ses chances ?

     

     

    Le « métier à métisser » de Daniel Maximin 

     

    Tout ce qui rassemble contribue au tout de l’homme. Il faut « se libérer des dialectiques binaires pour restaurer la totalité perdue de l’être, la plénitude d’une identité conçue comme dépassement des contradictions et non creusement des différences. » Je cite ici Daniel Maximin. Qui mieux qu’un poète antillais, au carrefour historique et géographique de quatre continents et au croisement tragique de deux civilisations (l’africaine et l’européenne), peut comprendre cela et nous le dire avec autant de clarté ? Daniel Maximin cherche à replacer la culture universelle sur le « métier à métisser ». Il n’y a pas de programme plus beau et plus utile, ni plus ouvert sur l’avenir. Il se trouve que Daniel est un ami, qu’à travers lui j’ai découvert la littérature francophone des Caraïbes et de l’Afrique. Grâce à lui, je me suis un peu métissé. Aujourd’hui, je ne me sens pas divisé, mais plus large, plus complet. Je ne cherche pas mon identité, j’en déborde.

     

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  • Shakespeare

     

     

    Antonio et Sébastien,

    La Tempête, jouée à l'Université de Guizhou (Chine).

     

    Qu’en est-il d’un individu sans conscience ?

     

     

    Sebastian. But, for your conscience ─

    Antonio. Ay, sir ; where lies that ? if it were a kibe, ’t would put me to my slipper.

     

     

    Sébastien – Mais votre conscience...?

    Antonio – C’est vrai ça, où se cache-t-elle ? Si c’était une engelure au talon, elle m’obligerait à porter une pantoufle. 

     

    La tempête, acte II, scène 1.

     

     

     

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  • Déviance

     

     

    La dérision

     

    L’humour a à peu près disparu de nos pratiques. Il a été remplacé par la dérision, le deuxième degré (qui permet de dire n’importe quoi), la vanne, le bashing, la méchanceté loufoque (mais méchante quand même), autant de formes de persécutions qui dédouanent les persécuteurs à bon compte, LOL. Si vous voulez être franchement cynique, dites que c’est pour rire. Vous vous sentirez parfaitement innocent de votre crapulerie. Que les victimes soient des hommes politiques, des stars, des petits personnages qui passent comme des étoiles filantes dans la fureur médiatique qui brûle tout ce qu’elle consomme, que les cibles soient consentantes, trop heureuses qu’on parle d’elles, même si c’est pour en dire du mal, tout ce qui passe entre les mains des amuseurs publics est changé en bouillie. Cela est si peu drôle que les rires sont ajoutés aux shows et pour les live, les spectateurs sont promptés pour réagir sur commande ! Si quelque chose est bien dérisoire, ce n’est pas l’humour des comiques professionnels mais le vide de leur pensée. L’humour devrait être le produit de l’esprit Molière en savait quelque chose , mais justement l’esprit a disparu.

        « On ne fonde, on ne refonde, on ne restaure, on ne restitue rien sur la dérision », disait Charles Péguy. Il n’a jamais été autant d’actualité. Il n’a jamais non plus paru si loin de nous.

     

     

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