• Réconciliation

     

     

     

     

     

    Le loup habite avec l’agneau,

    la panthère se couche près du chevreau,

    veau et lionceau paissent ensemble

    sous la conduite d’un petit garçon.

    La vache et l’ourse lient amitié,

    leurs petits gîtent ensemble.

    Le lion mange de la paille comme le bœuf.

    Le nourrisson s’amuse sur le trou du cobra,

    sur le repaire de la vipère

    l’enfant met la main.

    On ne fait plus de mal ni de ravages

    sur toute ma sainte montagne, car le pays est rempli de la

    connaissance de Yahvé

    comme les eaux comblent la mer.

     

                                                      ISAÏE 11, 6-9.

     

     

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  • Éducation

     

     

     

    De lien en lien

     

    Examinons les premières heures du dialogue humain. Entre le monde et moi, il y a d’abord ma mère. Dans toutes les langues du monde, le premier mot prononcé par l’enfant est « Maman ». Parler, c’est appeler, supplier, pour refaire le lien. L’apprentissage de la communication commence dans la souffrance de la séparation et dans le manque.

       En même temps qu’elle est la première destinataire de ma parole, ma mère est ma première porte sur le monde, la première « interface ». Immédiatement après, je découvre ma famille, et j’ai de la chance si elle est nombreuse. Un peu plus tard, l’interface est représentée par l’école, qui prolonge la famille et la mère, sans les remplacer complètement.

       Mais l’école est transitoire, elle a pour tâche de mettre l’enfant en relation avec ses origines, sa culture, son environnement et plus encore, avec ses pairs, le monde invisible, les hommes de toute l’espèce, tout ce qui le transcende. L’école laïque arrête son enseignement au moment où l’enjeu devient trop grand pour elle : devant Dieu. Elle laisse à l’homme que l’enfant promet de devenir le soin d’ouvrir tout seul cette dernière porte.

     

     

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  • Portfolio  

     

    Voler  

    La tentation du ciel

     

     

     

     

     

     

     

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  • Empathie 

     

     

     Musée de l'empathie à Londres

     

    Mettez-vous à leur place

     

    Imaginez qu’on construise une plateforme pétrolière dans l’embouchure de la Gironde. Imaginez qu’on réintroduise des loups dans le bois de Boulogne. Imaginez qu’on acclimate des ours dans la forêt de Fontainebleau. Imaginez un joli champ d’éoliennes géantes sur le plateau de Saclay. Imaginez un nouvel aéroport à Rambouillet. Et un grand barrage sur la Seine vers Andrésy. Pourquoi pas une Centrale EPR en Vallée de Chevreuse. Imaginez qu’on vende en France les mêmes médicaments qu’en Afrique. Imaginez un total de réfugiés équivalent à 25% de la population autochtone. Imaginez une réduction drastique des agents de police, des services hospitaliers dans votre quartier. Imaginez une classe de primaire avec 70 élèves…

       Pour connaître avec précision la « faisabilité » de tout projet, soyez égoïste, demandez-vous : et si c’était moi ?

     Évidemment, quand les forages pétroliers ne dérangent que quelques Indiens d’Amazonie, ce n’est pas si grave. Un grand barrage hydro-électrique au milieu de l’Auvergne, on s’en fout ! Des médicaments un peu trafiqués pour les Africains, quelle importance ? Mais, si c’était moi ?

       Le PDG qui trouve qu’on gagne correctement sa vie avec un SMIC n’a qu’à essayer. Les partisans du « tout sécuritaire » qui trouvent que 20 ans de prison, ce n’est pas beaucoup, n’ont qu’à y aller voir. Les bourgeois qui considèrent que les pauvres râlent décidément beaucoup devraient prendre plus souvent le RER.

       Nous naissons avec une capacité d’empathie qui est extraordinaire. Avec nos neurones miroirs, nous sommes de vraies éponges. Et puis, nous brouillons les miroirs, nous mettons du verre cathédral sur nos vitres mentales, et le tour est joué. Je ne t’ai pas vu, tu n’existes pas.

      

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  • Shakespeare

     

     

     

    Suis-je un lâche ?

     

    ‘Am I a coward ?

    Who calls me “villain” ? Breaks my pate across ?

    Plucks off my beard and blows it in my face ?

    Tweaks me by the nose ? Gives me the lie i’ th’ throat

    As deep as to the lungs ? Who does me this ?’

     

    « Suis-je un lâche ?

    Qui dit que je suis mauvais ? Qui me casse la tête ?

    Qui m’arrache la barbe pour me la jeter à la figure ?

    Qui me tord le nez et me renvoie mes mensonges dans la gorge

    Jusqu’aux poumons ? Qui me fait cela ? »

     

    Hamlet, Act II, sc. 2, l. 530-534

     

     

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