• Education

     

     

    Accompagnement du désir 

    Ce n’est pas seulement le savoir du maître qui importe qui tomberait amoureux dune théorie ? , cest sa présence. Pour se réaliser, l’apprentissage a besoin de QUELQU’UN, d’une incarnation. Le maître d’école n’est pas nécessairement l’élu, mais il doit être celui qui comprend, qui interprète, qui prend en charge la vocation du disciple.

       Apprendre relève du désir le plus pur. Il faut donc que le maître, dans son escorte, soit aussi pur que le disciple. Il doit avoir toutes les vertus d’un ange gardien. « J’ai vu ce qu’était un maître, dit l’écrivain et essayiste George Steiner. C’est tout simplement quelqu’un qui a une aura quasi physique. La passion qui se dégage de lui est presque tangible. On se dit : ‘‘Je ne vais jamais l’égaler, mais j’aimerais bien qu’un jour il me prenne au sérieux.’’ »

       Sous cet éclairage, l’éducation apparaît sous son meilleur jour, c’est un accompagnement. Le maître fait un bout de la route avec son disciple, il partage avec lui les embûches et les découvertes, l’adulte et l’enfant sont sur le même chemin. Du temps des Romains, le « pédagogue » était l’esclave qui accompagnait l’enfant jusqu’à l’école…

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    L’homme qui doute 

     

    HAMLET

                                  What is a man,

    If his chief good, and market of his time

    Be but to sleep and feed ? A beast, no more.

    Sure, He that made us with such large discourse,

    Looking before and after, gave us not

    That capability and godlike reason

    To fust in us unus’d. Now, whether it be

    Bestial oblivion, or some craven scruple

    Of thinking too precisely on th’ event, 

    A thought which, quarter’d, hath but one part wisdom

    And ever three parts coward, I do not know

    Why yet I live to say “This thing’s to do”.

     

                    Qu’est-ce qu’un homme

    Si le mieux qu’il ait à faire de son temps

    C’est de dormir et de manger ? Une bête, rien de plus.

    Certainement, notre Créateur en nous donnant la capacité

    D’apercevoir le passé et l’avenir, ne nous a pas

    Dotés d’une raison quasi divine

    Pour que nous la laissions moisir. Pourtant, soit par

    Oubli grossier, soit par quelque lâche scrupule

    Qui m’amène à trop réfléchir aux événements,  

    Une réflexion faite d’un quart de sagesse

    Et de trois quarts de lâcheté, je ne sais pas

    Pourquoi j’en suis toujours à me demander : voilà ce qu’il faut faire.

     

                                  Hamlet, act IV, sc.4, l. 33-43

     

     

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  • L'universel 

     

     

    La musique du monde

     

    Dans le mélange musical universel, l’individu risque-t-il de se perdre ? Un peu. Très peu. Il y gagne, pour lui-même, la constitution d’une personne. Il n’y a rien de plus personnel que le goût que nous avons tous pour la musique. Elle n’a pas besoin d’être traduite, ni convertie, ni altérée. C’est elle qui traduit nos émotions les plus pudiques. La musique est une affaire de cœur. Elle fusionne nos désirs. Ah, si nous pouvions penser comme on compose de la musique !  Mozart serait le premier philosophe du monde ! Il n’y a rien de plus apte à combiner les rythmes que la musique les Africains ont poussé très loin la connaissance qu’ils ont des rythmes et de leurs mélanges. Il n’y a rien, d’autre part, de plus sage que l’harmonie qui lie des notes entre elles pour composer des accords. Le global est cacophonique, l’universel est polyphonique. Dans notre semi-conscience planétaire, on a encore le choix entre un monde global de bruit et un universel mélodique.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

    Near Death Experience 

     

    ROMEO se penche sur Juliette qu’il croit morte :

     

    How oft, when men are at the point of death,

    Have they been merry ! which their keepers call

    A lightning before death ! O ! how may I

    Call this a lightning ? O my love, my wife !

    Death, that hath suck’d the honey of thy breath,

    Hath had no power yet upon thy beauty.

     

    Roméo. Il arrive souvent que des hommes à la dernière agonie connaissent un accès de joie ! Un éclair avant la mort, comme disent ceux qui les accompagnent. Ah ! comment appeler cela un éclair ? Ô mon amour, ma femme ! La mort qui a sucé le miel de ton souffle n’a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté…

     

     

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  • Mimétisme 

     

     

     

    Tous sauf un.

     

    La pesanteur

     

    « Le collectif est l’objet de toute idolâtrie, c’est lui qui nous enchaîne à la terre. » 

                                                 Simone Weil, La Pesanteur et la grâce.

     

     

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