• Empathie 

     

     

     Musée de l'empathie à Londres

     

    Mettez-vous à leur place

     

    Imaginez qu’on construise une plateforme pétrolière dans l’embouchure de la Gironde. Imaginez qu’on réintroduise des loups dans le bois de Boulogne. Imaginez qu’on acclimate des ours dans la forêt de Fontainebleau. Imaginez un joli champ d’éoliennes géantes sur le plateau de Saclay. Imaginez un nouvel aéroport à Rambouillet. Et un grand barrage sur la Seine vers Andrésy. Pourquoi pas une Centrale EPR en Vallée de Chevreuse. Imaginez qu’on vende en France les mêmes médicaments qu’en Afrique. Imaginez un total de réfugiés équivalent à 25% de la population autochtone. Imaginez une réduction drastique des agents de police, des services hospitaliers dans votre quartier. Imaginez une classe de primaire avec 70 élèves…

       Pour connaître avec précision la « faisabilité » de tout projet, soyez égoïste, demandez-vous : et si c’était moi ?

     Évidemment, quand les forages pétroliers ne dérangent que quelques Indiens d’Amazonie, ce n’est pas si grave. Un grand barrage hydro-électrique au milieu de l’Auvergne, on s’en fout ! Des médicaments un peu trafiqués pour les Africains, quelle importance ? Mais, si c’était moi ?

       Le PDG qui trouve qu’on gagne correctement sa vie avec un SMIC n’a qu’à essayer. Les partisans du « tout sécuritaire » qui trouvent que 20 ans de prison, ce n’est pas beaucoup, n’ont qu’à y aller voir. Les bourgeois qui considèrent que les pauvres râlent décidément beaucoup devraient prendre plus souvent le RER.

       Nous naissons avec une capacité d’empathie qui est extraordinaire. Avec nos neurones miroirs, nous sommes de vraies éponges. Et puis, nous brouillons les miroirs, nous mettons du verre cathédral sur nos vitres mentales, et le tour est joué. Je ne t’ai pas vu, tu n’existes pas.

      

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  • Portfolio : Henri Matisse 

     

    Simple comme la couleur

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • L'universel

     

      

    Pluriels

     

    La globalisation récente s’est accompagnée d’une invasion de pluriels. Il n’est question partout que des libertés, des savoirs, des droits, des opinions et des cultures. La pluralité généralisée touche même les religions, avec ce paradoxe presque comique de la mise en concurrence des trois monothéismes. Dieu lui-même, Dieu unique, se fait la guerre…  Le monde globalisé est divisé contre lui-même. L’universel a éclaté en petites dissemblances, comme pour mieux nous cacher notre formidable ressemblance !

       Admettons enfin que l’universel est inévitable. Le monde se resserre et nous n’y pouvons rien. Inconsciemment (ou non), nous y travaillons, nous l’espérons. Les « pluriels » ne sont que des points de résistance à l’extraordinaire mouvement de l’universel qui tend vers lui-même, vers son accomplissement. « Quand les temps seront accomplis… », nous nous étonnerons de notre sottise.

     

     

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  • Notes de lecture

     

     

     

     

    « Andrew Meltzoff* a tenté une expérience avec cinq enfants qu’il a fait entrer dans une pièce vide où étaient posés cinq paquets cadeaux, absolument identiques les uns aux autres. Chaque enfant pouvait prendre un paquet, sans l’ouvrir – donc sans savoir ce qu’il renfermait. Au bout de quelques minutes, bagarre générale : chacun voulait le paquet de l’autre ! »

     

    * spécialiste des neurones miroirs

     

     

    Extrait de Cet autre qui m’obsède de Jean-Michel Oughourlian, chez Albin Michel. Le livre est passionnant. Il fait le point sur les conséquences de la découverte des neurones miroirs, en matière psychiatrique d’abord, et dans tous les domaines qui touchent les neurosciences.

     

     

     

     

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  • Etat de conscience 

     

     

     

     

    De l’intelligence artificielle

     

    « Les ordinateurs peuvent faire ‘‘ce qu’un cerveau humain ne peut pas comprendre’’ * […] car la compréhension est véritablement une fonction de l’esprit, mais jamais le résultat automatique de l’intelligence. »  

     

    Hannah Arendt 

     

    * Citation de Von Fritz.

     

     

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