• Théorie mimétique 

     

     

     

     

    Relativisme

     

    « Le relativisme contemporain est le produit de l’échec de la tentative de résoudre les problèmes liés à la diversité des cultures humaines. […] L’anthropologie moderne a échoué parce qu’elle n’est pas parvenue à expliquer les différentes cultures humaines comme un phénomène unitaire. »* À cette difficulté de perception « répond » pourtant la réalité de la culture occidentale qui a laissé s’installer un pluralisme de cultures en son sein. Comme si la culture occidentale n’était plus vraiment spécifique ! Elle l’est pour autant qu’elle est capable d’assimiler les autres cultures c’est sans doute là sa chance. Il ne s’agit pas d’ethnocentrisme qui étouffe les autres expressions culturelles mais d’une forme non violente d’adaptation, un apprentissage du monde.

       Si nous reprenons les critères girardiens sur la persécution (l’exclusion, le sacrifice), nous voyons que le « progrès culturel » se fait dans le sens d’une moindre persécution, d’un moindre sacrifice de « l’autre ». Après l’échec de la colonisation qui voulait imposer une seule culture à toutes les autres, nous en sommes venus à la confusion (délicieuse) des « autres cultures » entre elles, leur interpénétration. On ne peut même plus parler d’invasion des cultures du monde à l’assaut de l’Occident, mais d’un échange globalisé des arts, des pensées, des comportements. Cela ressemble encore à une espèce de cacophonie, mais en tendant l’oreille, nous pouvons discerner quelques jolies harmonies nouvelles qui annoncent des « lendemains qui chantent ».

     

     

     

    * René Girard, table ronde d’Identità e desiderio, mars 2006.

     

     

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  • Stendhal 

     

     

     

    La haine impuissante

     

    « Je ne sais si le lecteur sera de mon avis ; le grand malheur de l’époque actuelle, c’est la colère et la haine impuissante. Ces tristes sentiments éclipsent la gaieté naturelle au tempérament français. Je demande qu’on se guérisse de la haine, non par pitié pour l’ennemi auquel on pourrait faire du mal, mais bien par pitié pour soi-même. »

     

                                            Stendhal, Mémoires d’un touriste, II (1854). 

     

     

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  • Éducation

     

     

     

     

     

    Une éducation amoureuse

     

    L’homme n’est pas un point central, surtout pas un point fixe. Il est la synthèse du donner-recevoir-rendre qui fonde toutes les collectivités. Ce va-et-vient de l’un à tous est l’expression même de l’amour. Cela doit être enseigné. Si l’éducation n’est pas, prioritairement, une éducation amoureuse, elle n’est qu’une instruction, une mise en règle. Tout ce qui gêne habituellement les éducateurs, c’est-à-dire les émotions, les désirs, les impatiences, les passions, révèle, en réalité, l’essentiel de ce qui mérite d’être éduqué. Non pas appris, mais éduqué, cest-à-dire accompagné. Tout ce qui sadresse à la tête en oubliant le cœur est foncièrement nuisible à lespèce.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     

    La honte ne meurt pas

     

    GAUNT. Live in thy shame, but die not shame with thee !

     

    JEAN DE GANT. – Tu vis avec ta honte, mais la honte ne meurt pas avec toi !

     

                                     Richard II, acte II, scène 1, vers 136. 

     

     

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  • Superlatifs

     

     

     

     

    Hallelujah

     

     

    La plus belle chanson de Leonard Cohen, dans sa plus belle interprétation, celle de Pentatonix, dans un clip magnifique. À écouter casque Hi-fi sur les oreilles.

     

     

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