• Shakespeare   

      

    Shakespeare synesthésique 

     

    Feste vient de chanter. Sir Tobie commente : 

    Sir Tobie. To hear by the nose, it is dulcet in contagion.

    SIR TOBIE. – À l’entendre par le nez, c’est un bouquet de suaves parfums. 

    La Nuit des rois, acte II, scène 3, l. 57.

     

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  • Psaume 

     

     

     Le retour du fils prodigue, par Pompeo Batoni

     

    Psaume 40

     

    7. Tu ne voulais ni sacrifice ni oblation, tu m’as ouvert l’oreille ;

    Tu n’exigeais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : Voici, je viens.

     

     

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  • Portfolio 

    Ton ombre 

         « Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil. » 

                                                                         Khalil Gibran

     

     

     

     

     

     

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  • Éducation

     

     

     

    Faire semblant

     

    Le jeu est la base de l’éducation du petit enfant. Il n’apprend pas « tout seul », il a besoin d’imiter. Ses modèles sont généralement les adultes qu’il a observés autour de lui : ses parents, le docteur, l’instituteur…

       Indispensable à l’apprentissage de l’enfant, le « faire semblant » tourne à l’infantilisme stérile quand cela devient l’occupation favorite des adultes (sur les réseaux sociaux, par exemple). Twitter, Facebook sont des espaces virtuels, rien d’authentique ne s’y passe. Dans ces conditions, « jouer un rôle n’est plus qu’un moyen de promouvoir une autogratification sans fin », ironise Jeremy Rifkin. Plus grave, le « jeu » des adultes ne crée pas de lien, il les coupe de leurs congénères. Les jeux électroniques sont, le plus souvent, le contraire d’un jeu authentique.

       « Le monde entier est un théâtre », dit Jacques le mélancolique dans Comme il vous plaira, « et les hommes et les femmes n’y sont tous que des acteurs ». Cela n’a jamais été aussi vrai. Et chaque « moi » multidimensionnel et fragmenté, connecté au monde entier et relié à rien, est une marionnette, la négation d’une personne.

     

     

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  • Shakespeare 

     

     

     

     Falstaff par Orson Welles

     

    La mort simulée

     

    ‘Come, Lady, die to live’. « Venez, madame, il faut mourir pour vivre. » Cette injonction de Frère François à Héro, dans Beaucoup de bruit pour rien, est une des multiples occurrences de la « mort simulée » dans les pièces de Shakespeare. Dans Henry IV, Falstaff se sert du même stratagème : en se faisant passer pour mort sur le champ de bataille, il sauve sa vie.

     

    Falstaff. Counterfeit ? I lie ; I am no counterfeit : to die is to be a counterfeit ; for he is but the counterfeit of a man, who hath not the life of a man ; but to counterfeit dying, when a man thereby liveth, is to be no counterfeit, but the true and perfect image of life indeed.

     

    FALSTAFF. – J’ai simulé ? Non, erreur, je n’ai rien simulé du tout. Mourir est un simulacre. Car c’est être le simulacre d’un homme que de n’avoir pas vie humaine. Mais contrefaire la mort, quand on vit grâce à cela, ce n’est pas un simulacre, c’est l’image authentique et parfaite de la vie !

     

                                                   Henry IV 1st part, Act V, scene 3.

     

    *

     

       Dans le double jeu – dont Shakespeare de toute évidence s’amuse –, Falstaff est le champion. Il se relève après son simulacre de cadavre, et prétend se couvrir de gloire en faisant semblant de tuer Henry Percy qui est déjà mort. Tout ceci est parfaitement irrévérencieux, et sacrilège : porter un coup à un homme mort ! Et pour s’en vanter après !

     

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