• Portfolio : les cinq sens

     

    La vue

     

     

     

     

     

     

     

              « Fermons les yeux pour voir. » 

     

    James Joyce

     

     

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  • Éducation 

      

     

    Perte de mémoire

     

    Tout en se battant contre la chronologie en Histoire et en Lettres, l’École a attaqué sur un deuxième front. La mémoire individuelle, la mémoire tout court a été dégradée à un niveau subalterne, elle ne mérite même pas une évaluation…  Encore un peu tolérée en classes primaires (vraiment très primaires) avec les tables de multiplication et quelques récitations, elle est ostracisée dans le Secondaire, dédaignée souverainement dans le second cycle. On a réussi à convaincre les élèves que la mémoire est à l’usage exclusif des imbéciles. Tout ce qu’il importe de faire à l’École désormais, c’est de s’informer et de discuter. Retenir semble faire partie des activités qui vont de soi. Or, je constate que la mémoire ne va pas de soi : elle repose sur la concentration, la répétition, le désir. Elle fonctionne aussi avec l’attente : ce que je retiens, c’est pour demain, pour plus tard. La mémoire est « l’organe » du futur.

       Sans mémoire pour le futur, que reste-t-il à la petite boule folle qui tourne sur elle-même ? Il ne lui reste que son étourdissement. Nous assistons au triomphe du court terme. Le retour sur investissement doit être rapide. Le futur est aussi opaque ou dangereux. Le futur est dangereux parce qu’il est opaque. Même la littérature d’anticipation manque dramatiquement d’imagination. La science-fiction, sous toutes ses formes écrites et visuelles, est vieillotte. Ah ! la Guerre des Étoiles, avec ses armures en plastique bon marché et ses sabres au laser toc (on dirait plutôt des tubes au néon). Je ne comprends pas qu’elle ne fasse rire personne. Quant aux effets spéciaux : un peu de pyrotechnie et des coups de grosse caisse. Les spectateurs du temps de Molière s’amusaient autant au théâtre à machinerie. Voilà ce qui justifie l’ignorance de l’Histoire : les vieilles recettes paraissent nouvelles à ceux qui ne les ont jamais connues auparavant. Et l’on prétend la génération nouvelle désenchantée. Je n’en connais pas de plus ingénue !

     

       

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  • Shakespeare

     

     

     

     

     

    Le désir sans conquête

     

    Biron. When it hath the thing it hunted most,

    ’Tis won, as towns with fire : so won, so lost.

     

    BYRON. – Quand il tient enfin l’objet de sa conquête,

    C’est comme une ville incendiée : autant de gagné, autant de perdu.

     

    Peines d’amour perdues, acte I, scène 1, vers 144-145.

     

      

     

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  • L’universel

     

     Crédit : UNICEF

     

    La globalisation marchande

     

    Vite récupérée par la machine marchande, alors que celle-ci n’en est pas à l’origine, la mondialisation a connu, en s’accélérant au XXe siècle, un boom extraordinaire. Tout a explosé. Les riches se sont enrichis comme jamais auparavant. Conjointement à l’enrichissement des riches, la paupérisation des pauvres va grandissant. Elle se globalise, en quelque sorte. Peut-être pas en chiffres absolus, mais sûrement par la différence abyssale des revenus. L’illustration la plus crue est à rechercher dans le domaine de la santé. D’un côté, plutôt au Nord et à l’Ouest de la planète, certains représentants de l’espèce humaine peuvent dépenser des sommes colossales pour des soucis d’ordre strictement esthétique, pour se refaire une « image ». De l’autre côté, plutôt au Sud, on meurt toujours d’une piqûre de moustique. Le fossé, l’abîme qui séparent la santé des riches de la santé des pauvres révèlent à quel point l’égalité proclamée entre les hommes est bafouée, et comment l’humanité a renoncé lâchement à l’universalité. C’est ainsi que s’est mise en place une mondialisation SANS universalité.

     

    Extrait de Et mon tout est un homme.

     

     

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  • À l’origine

     

     

    La première œuvre d’art

     

    « C’est le sentir qui, plus que le penser, fait la spécificité de l’Homo sapiens. Car l’émergence de l’Homo sapiens coïncide, non exactement avec le premier outil fabriqué, mais avec la première œuvre d’art : la première statuette rythmée. »

     

                                                              Léopold Sédar Senghor, discours du 7 juillet 1971.

     

     

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