• Shakespeare 

     

     Henri Rousseau : La Guerre

     

    Quelles rênes peuvent retenir le mal pervers ?

     

    Henry V, à la veille de la bataille d’Azincourt, médite sur la guerre.

     

    King Henry. The gates of mercy shall be all shut up ;

    And the flesh’d soldier, rough and hard of heart,

    In liberty of bloody hand shall range

    With conscience wide as hell, mowing like grass

    Your fresh fair virgins and your flowering infants.

    What is it then to me, if impious war,

    Array’d in flames like to the prince of fiends,

    Do, with his smirch’d complexion, all fell feats

    Enlink’d to waste and desolation ?

    What is ’t to me, when you yourselves are cause,

    If your pure maidens fall into the hand

    Of hot and forcing violation ?

    What rein can hold licentious wickedness,

    When down the hill he holds his fierce career ?

     

    LE ROI HENRY. – Les portes de la pitié vont se clore inexorablement ;

    Et le soldat acharné, au cœur dur et sauvage,

    Libre de laisser agir son bras sanguinaire, va se mettre en marche,

    La conscience béante comme l’enfer, il va faucher comme l’herbe

    Vos vierges innocentes et vos enfants en fleurs.

    Qu’y puis-je si la guerre impie,

    Parée de flammes comme le prince des démons,

    Commet, le visage souillé, tous ces actes féroces

    Qui conduisent à la ruine et à la désolation ?

    Qu’y puis-je, quand vous-mêmes en êtes la cause,

    Si vos filles pures tombent entre les mains

    Du viol brutal et forcené ?

    Quelles rênes peuvent retenir le mal pervers,

    Quand il suit la pente de ses féroces dispositions ?

     

                                                 Henry V, III, 3, 10-23.

     

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