• État de la conscience 

    Le consentement

     

    Faute de morale chrétienne, républicaine ou autre, faute de loi commune acceptée, bon gré mal gré, par tous, quel repère nous reste-t-il pour décider si ce que nous faisons est bon ou mauvais ? Il reste… le consentement, qui est devenu une règle juridique dans certains cas indécidables. Des pratiques sadomasochistes ? Rien à dire, si elles sont entre « adultes consentants ». Louer le ventre d’une Philippine pour permettre à une maman américaine d’avoir un enfant ? Rien à dire, si la Philippine est consentante (à quel prix est-elle exactement consentante ?). Des « rapports non protégés » ? Impeccable, si vous êtes consentant(e). Une petite expérience de pédophilie ? Demandez d’abord à la gamine si elle est consentante.

       Le consentement comme limite légitime tend à remplacer le droit commun dans une civilisation d’individus autonomes. Ce n’est pas à proprement parler un nouveau droit, c’est la démission des droits collectifs, ce qu’on appelait, autrefois, la loi !

     

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