• Éducation 

     

    Neuroéducation

     

    Reconnaissons l’extraordinaire capacité des neurosciences à étudier l’intelligence en action. Tout au long de ma vie d’enseigneur, j’ai essayé de comprendre ce qui se passait dans la tête de mes élèves. Je ne pouvais que constater les merveilles qui en sortaient, leur imagination, leur invention, leur poésie. Mais comment cela advenait-il ? Mystère.

       Le mystère est presque aussi grand aujourd’hui, mais les sciences cognitives commencent, modestement, à apercevoir et à interpréter quelques processus révélateurs. Les recherches promettent beaucoup. Nous n’en sommes, heureusement, qu’aux balbutiements. Certains docteurs Folamour rêvent déjà d’intervenir directement sur les cerveaux pour les rendre plus performants, plus rapides, plus compétitifs. Tiens ! exactement le vocabulaire des marchands effrénés qui vendraient la planète pour quelques dollars – qui vendent effectivement la planète pour quelques misérables dollars !

       Les nouvelles machines numériques peuvent nous apprendre beaucoup sur le fonctionnement du cerveau. Les neuroscientifiques ont ainsi découvert que la méthode syllabique est largement préférable à la méthode globale pour l’apprentissage de la lecture. La science finit toujours par redécouvrir les évidences.

       Tout cela est très beau à condition de conserver l’essentiel : l’indéterminabilité du sujet apprenant, ou plus simplement, la merveilleuse incertitude de l’intelligence. La vie est libre comme l’art. Essayons d’étudier attentivement le moteur, mais ne dessinons pas la route à l’avance.

       Les enfants ont tellement à nous apprendre.

     

    « »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :