• Éducation

     

     

     

    Le corps de mon père, le corps de ma mère

     

    Fondamentalement, en matière d’éducation, les parents passent devant. Ce qui n’a pas été mis en place dans la famille le sera plus difficilement à l’école ou ne le sera pas du tout. L’école peut corriger, compenser, améliorer les comportements (incivilités, violences précoces), mais elle arrive en second. Encore plus qu’aux associations, les moyens maximums devraient être donnés aux familles.

       Il n’est pas seulement question d’autorité. Je serais enclin à penser que le mot « autorité » lui-même est dangereux, surtout quand il est rapproché de « restaurer ». Il sous-entend sanctions, répression, coercition, des formes « légitimes » de violence. Les parents (ou le parent s’il n’y en a qu’un) sont les « adultes référents », les premiers repères. Leur autorité est fondée et justifiée par leur extra-territorialité : ils n’appartiennent pas au territoire des enfants, leur espace est différent. Mais en même temps, ils sont sur le terrain, dans une relation verticale qui n’exclut pas l’affection. L’autorité ne doit pas être confondue avec la puissance. Elle doit mélanger distance et intimité. Elle s’exprime dans des formes d’attachement. La « force » du maître que j’aime me rassure et ne m’opprime pas. L’autorité repose donc en grande partie sur la présence, elle est rassurante. Elle est physique, elle signifie que la personne investie de l’autorité est proche, corporellement s’entend.

      

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