• Les Sonnets

     

     

    Comment traduire sans trahir ?

     

    Le travail d’explication des Sonnets rencontre bien des vicissitudes. Comment analyser sans détruire ? Comment éviter de réduire la poésie à des techniques, des rythmes, des rimes, des consonances, de la sémantique, une métrique et de l’érudition ? Comment refaire un tout à partir des éléments nécessairement étudiés séparément ? Comment redonner vie à un objet disséqué ? Comment retrouver le souffle qui anime toute l’entreprise ? Le risque de trahir Shakespeare est grand. Il prévient lui-même (sonnet 81, v. 13-14) :       

     

                You still shall live (such virtue hath my Pen)

                   Where breath most breathes, even in the mouths of men.’

                « Par la vertu de mes écrits, vous vivrez donc

                   Là où souffle la vie : sur les lèvres des hommes. »

     

       Il ne faut donc pas éteindre « le souffle » qui a inspiré l’œuvre. Il est impératif, une fois chaque sonnet analysé, de l’appréhender à nouveau dans sa globalité. Le meilleur moyen de retrouver toute sa vitalité est de le relire à haute voix.

     

     

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