• Crise du désir

     

    Une société du divertissement

     

    Notre bon vieux capitalisme épuisé n’ayant plus rien à vendre, il cherche encore à nous divertir – moyennant finance. La « croissance » s’essouffle. Nous n’avons plus envie de rien. La demande est tarie. Quant à l’offre, elle est inconsistante. Quelques gadgets de plus dans une voiture, et puis quoi encore ? Bientôt un téléphone 15 G ? Hourrah ! Les dernières inventions de pointe ont fait flop. Le cinéma 3D nous fatigue déjà.

       À court de produits réels, de progrès effectifs, correspondant à des désirs authentiques, le capitalisme nous vend – nous fait acheter – du divertissement. Et un jeu par ci, et une tombola gratuite par là. La télévision et le commerce sont si étroitement mêlés qu’on ne sait plus qui entraîne l’autre… Entre deux émissions « comiques », on nous vend des yaourts et des couches culottes. « Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire », se demandait Molière. Soit, mais nous sommes plus près du divertissement pascalien. Ne penser à rien et rire très fort…

       Que dissimule ce vide enivrant ? À quelle fin de cycle sommes-nous rendus ? À quelle fin tout court ? La perspective est affolante et attire le divertissement comme l’aimant la limaille de fer. Passons rapidement à la 16 G !

     

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