• Éducation

      

     

    Du bonheur comme moyen pédagogique

     

    Il est absurde d’entreprendre quoi que ce soit pour atteindre le bonheur, on est à peu près assuré qu’on n’y parviendra pas. En revanche, on peut faire tant de choses avec bonheur ! Celui-ci peut être le catalyseur de l’action, par lui l’entreprise est bonifiée, facilitée, plus efficace. Il m’est sûrement arrivé de mener à bien un travail dans la peine et la souffrance. Je suis capable de tellement plus si je suis porté par le plaisir de faire, soutenu dans l’euphorie de l’action. Le bonheur est un jeu d’enfant. Voilà le secret.   

        Si l’on parvient à garder au jeu ses vertus enfantines, c’est alors un grand bonheur qu’on éprouve. Il n’y a pas plus doué pour le bonheur que les enfants un bonheur sans « enjeu », sans contrepartie, sans rétribution, sans risque de perdre, un bonheur absolument gratuit. Le bonheur est un jeu dans lequel il n’y a rien à gagner, un jeu qu’on ne joue pas pour gagner mais pour jouer, dont la satisfaction n’a rien à voir avec la fin, un jeu sans partie, sans adversaire, sans gagnant. Le bonheur n’est pas devant moi, il est avec moi pendant que je joue. Ce n’est pas ce vers quoi je tends, désespérément, c’est ce dans quoi j’évolue. Le bonheur n’est donc pas une fin, je le répète, il est un moyen. Il ne tient qu’à chacun de ne pas tomber dans l’illusion commune qui croit l’inverse.

        Le bonheur est un moyen pédagogique comme un autre, bien meilleur que les autres, bien sûr.

     

    Extrait de mon essai Le Maître des désirs.

     

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