• Méconnaissance

     

     

    « Le théorème du chauffard »

     

    La « haine » du radar, par les automobilistes irascibles, est l’exemple même de la substitution mimétique, voire de sa perversion. Au départ, il y a la haine du gendarme, parfait bouc émissaire, puisqu’il est là pour désigner le coupable, c’est-à-dire vous-même, c’est donc un être mauvais et mal intentionné ! Du bouc émissaire vivant et incarné, on passe à la machine qui dénonce, le radar qui relève l’infraction. Haro sur l’automate ! À chaque étape, la culpabilité change de sens. Ce n’est pas la faute du conducteur s’il s’est mal conduit, c’est la faute de celui, de cela qui révèlent le coupable. Dans les temps archaïques, on tuait le porteur de mauvaise nouvelle. Aujourd’hui, on s’en prend à « la chose » qui dénonce la faute. L’enfant qui se pince les doigts dans la porte la frappe méchamment « pour la punir ». Même comportement. Même absence de reconnaissance de responsabilité. Victimisation abusive. Tricherie. Conscience en faillite. Pour un adulte, on peut appeler cela de la « pensée bête » puisque le raisonnement, rudimentaire, consiste à penser à côté de la réalité, à nier la vérité, il s’agit d’un effort cérébral pour dissimuler l’évidence. La culpabilisation a raison de la raison, elle inhibe la conscience. Ou plutôt, la panique devant la culpabilisation amène le fautif à déraisonner.

       Tel est le comportement du chauffard. Appelons cet exemple « le théorème du chauffard ». La théorie est applicable à une quantité infinie de situations.

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