• État de la personne

     

     

    La pensée bête

     

    Réduit à lui-même, autonome, souverain, l’homme moderne n’a plus que son petit cerveau pour se diriger, 1,5 kg de matière grise par individu. Comment s’en sert-il ? Comment s’en sort-il ? Le plus souvent de façon imbécile. C’est qu’il veut penser par lui-même, pour lui-même, le petit orgueilleux ! Ses désirs, ses passions, ses illusions, ses croyances brouillent tout. Incapable même de croire ce qu’il sait, il se jette dans l’erreur avec un enthousiasme égal aux combattants des premières heures exaltés par les premières salves… Égocentrique, il oublie, comme disait Albert Einstein, qu’on « n’est intelligent qu’à plusieurs ». Il veut « tout faire tout seul ». Évidemment, en pensant seul, il pense mal. D’ailleurs, il ne cherche pas à raisonner, il cherche seulement à avoir raison.

       L’écho des médias amplifie démesurément ses idées et il les croit immenses alors qu’elles ne sont que gonflées. Ajoutez à cela la mauvaise foi, les faux-fuyants, le refus des responsabilités, le syndrome victimaire, l’infox pure et dure, et vous obtenez un discours délirant, incohérent, ridicule, grotesque, clownesque. C’est celui de tous les jours sur tous les réseaux numériques.

       La pensée bête a-t-elle un modèle ? Elle s’inspire souvent du langage de la publicité. Il suffit d’analyser les slogans publicitaires dont nos ondes débordent pour décourager toute réflexion. Ils sont le degré zéro de la pensée. C’est notre pain quotidien.

       Quand, par malheur mais pas par hasard , la bêtise est au pouvoir, elle ne fait plus rire, on s’aperçoit alors, quelquefois trop tard, qu’elle est dangereuse.

     

    « »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :