• Pour être intelligent

     

    Huit et demi, de Federico Fellini 

    Mobilité

     

    Combien, à l’instant présent, sont immobilisés dans leur véhicule, à Paris, au Caire, à Dakar, à New Delhi, à Pékin, à Mexico, partout ? Des millions d’humains prisonniers dans des boites en fer, coincés sans pouvoir bouger, dans la pollution et l’impatience. Combien de semaines, combien de mois de ma vie, ai-je attendu, à ne rien faire, dans des embouteillages infernaux ?

       Combien, au même instant, sont bloqués derrière des barbelés qu’ils ne peuvent pas franchir, derrière des murs qui leur interdisent l’accès à la liberté, devant des mitraillettes pointées sur leurs estomacs vides ?

       Combien, tandis que j’écris ces lignes, restent abrutis dans l’obsession de leur territoire, de leur race, dans le confort tiède de leurs petites idées ? Fenêtres bien fermées à cause des courants d’air. Les yeux baissés, ils contemplent leur estomac trop plein !

       S’adressant aux jeunes gens, Michel Serres supplie : « Allons, debout, courez, sautez, remuez-vous, dansez ; comme le corps, l’intelligence requiert le mouvement. » L’immobilité, avant d’être le signe précurseur de la mort, est la première cause de l’imbécilité.

     

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