• Shakespeare 

     

     

     

     Falstaff par Orson Welles

     

    La mort simulée

     

    ‘Come, Lady, die to live’. « Venez, madame, il faut mourir pour vivre. » Cette injonction de Frère François à Héro, dans Beaucoup de bruit pour rien, est une des multiples occurrences de la « mort simulée » dans les pièces de Shakespeare. Dans Henry IV, Falstaff se sert du même stratagème : en se faisant passer pour mort sur le champ de bataille, il sauve sa vie.

     

    Falstaff. Counterfeit ? I lie ; I am no counterfeit : to die is to be a counterfeit ; for he is but the counterfeit of a man, who hath not the life of a man ; but to counterfeit dying, when a man thereby liveth, is to be no counterfeit, but the true and perfect image of life indeed.

     

    FALSTAFF. – J’ai simulé ? Non, erreur, je n’ai rien simulé du tout. Mourir est un simulacre. Car c’est être le simulacre d’un homme que de n’avoir pas vie humaine. Mais contrefaire la mort, quand on vit grâce à cela, ce n’est pas un simulacre, c’est l’image authentique et parfaite de la vie !

     

                                                   Henry IV 1st part, Act V, scene 3.

     

    *

     

       Dans le double jeu – dont Shakespeare de toute évidence s’amuse –, Falstaff est le champion. Il se relève après son simulacre de cadavre, et prétend se couvrir de gloire en faisant semblant de tuer Henry Percy qui est déjà mort. Tout ceci est parfaitement irrévérencieux, et sacrilège : porter un coup à un homme mort ! Et pour s’en vanter après !

     

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