• Éducation

     

     

     

    L’antécole

     

    L’impact des « écrans » sur les enfants peut être redoutable. Sachant qu’ils passent largement plus de temps devant la télévision, leur tablette, leur téléphone qu’à l’école, les « écrans » sont devenus une espèce d’antécole, qui ressemble à l’école mais qui fonctionne à l’envers de l’école. Elle ne forme pas des personnes, elle formate des bulles étanches qu’on nomme « individus autonomes ».

       L’enfant, par empathie spontanée, par mimétisme, puise dans les médias les modèles auxquels il se conforme. Le discours sur l’autonomie, sur la liberté individuelle, sur la volonté de se construire… n’est pas seulement faux, il dissimule l’assujettissement des spectateurs passifs. Les modèles offerts par la machine marchande sont des faux petits « moi » autocentrés !

       Les enfants sont littéralement gavés. Pire que cela, ils ne savent plus quoi désirer. C’est ce qui explique « la crise du désir » que nous connaissons. L’origine de cette crise du désir est en réalité une crise des modèles. Les « héros » de la téléréalité, les stars débiles, les amuseurs rigolards, forment une cohorte de modèles vides. Dans les jeux vidéo, les personnages virtuels sont des fantasmes, des créatures mythiques violentes, des demi-dieux archaïques. Beaucoup de bruit et de fureur, et puis rien ! Dans les images que reçoivent les enfants, les adultes ont disparu. Ils ont été remplacés par leurs avatars.

     

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