• Victimisation

     

     

     

     

    Phobies

     

    La nouvelle parade des coupables pris en faute, c’est de traiter leurs adversaires de « phobiques ». La mode existe depuis longtemps qui consiste à se « défendre » en se faisant passer pour une victime. S’il n’y a aucun fondement à votre victimisation, vous pouvez toujours protester que vous êtes victime d’acharnement médiatique… La moindre accusation, le moindre soupçon font de vous une victime. Les prisons sont pleines de victimes, ne le saviez-vous pas ?

        Le « complexe de victimisation » est rarement exprimé de façon explicite. Pour cacher le mauvais argument, il faut un vocabulaire qui embrouille bien la chose. Le moyen le plus commode est l’emploi du suffixe phobie. Le gouvernement russe n’est pas net-net dans ses rapports avec le monde, on l’accuse d’ingérence plus ou moins occulte, il s’insurge contre la russophobie dont il est victime. Pauvre Poutine, il est bien à plaindre ! De même pour l’islamophobie. Pourquoi pas la richophobie ? C’est vrai, ça, les riches ne sont pas suffisamment aimés !

       S’agissant de l’homophobie, la notion était (est encore) pertinente. En quoi un homosexuel empêche-t-il un hétérosexuel de satisfaire ses désirs propres ? En rien. La haine des homosexuels est parfaitement inepte. Par symétrie – délicieusement mimétique – on risque de me taxer… d’hétérophobie.

       Assimiler les « phobies » à une forme de victimisation injuste est injuste. Tricher avec les mots est une stratégie grossière qui risque toujours de se retourner contre vous : phobie contre phobie, on finit toujours par être « stigmatisé ».

     

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