• Shakespeare

     

     

     Hal

     

    The Making of William Shakespeare

     

    Pièce très personnelle, Henry V, écrite en 1598, est bien de la main de Shakespeare. Le doute n’est pas permis. Il s’offre, dès la première scène, une petite allusion autobiographique assez savoureuse.

     

    Cant. Which is a wonder, how his grace should glean it,

    Since his addiction was to courses vain ;

    His companies unletter’d, rude, and shallow,

    His hours filled up with riots, banquets, sports ;

    And never noted in him any study,

    Any retirement, any sequestration

    From open haunts and popularity.

     

    CANTORBERY. – C’est à se demander comment sa Majesté a pu glaner tout ça,

    Alors qu’il s’adonnait à des occupations vaines ;

    Il fréquentait des illettrés, des rustauds, des niais,

    Ses heures étaient pleines de disputes, de ripailles et de divertissements ;

    On ne l’a jamais vu se consacrer à l’étude,

    À la réflexion, à la solitude,

    Loin de la cohue et de la foule.

     

                                                 Henry V, act I, sc. 1,  l. 53-59.

     

       En décrivant un « autodidacte » typique, le Prince Hal devenu Henry V, à qui Shakespeare pense-t-il sinon à lui-même ? Que ne lui a-t-on reproché son manque d’études ! En a-t-il souffert ? Sans doute au début de sa carrière londonienne. La critique de son « inculture », déjà lourde à son époque et qui dure quatre siècles après lui, a dû lui peser terriblement. Est-ce pour cela qu’il cite les mythologies pour un oui pour un non, jusque dans la bouche des manants comme Pistol ?  Il devait faire ses preuves. Il les a d’ailleurs faites amplement. Dans le personnage du roi Henry il a mis beaucoup de lui-même.

     

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