• Controverse* 

     

     

     

    Louis-Ferdinand Céline

     

    Le lourd débat entre l’écrivain et l’homme ne me trouble pas. Je n’ai jamais pu dépasser la lecture de la page 100 du Voyage au bout de la nuit. Si le hasard m’amène à lire quelques lignes du « grand écrivain », j’éprouve en cinq minutes une irrésistible envie de vomir. Son racisme, sa haine de juifs, son dégoût des hommes sauf quand ils portent des bottes et qu’ils marchent en cadence sur le pavé, m’indisposent au plus haut point. Sa fascination pour le sacrifice des « faibles » et sa lâcheté devant la violence des « forts » n’ont pas d’excuse décente. L’écrivain « vaut-il » mieux que l’homme ? Comment est-ce possible ? Qu’est-ce qu’un grand écrivain qui ne serait pas un grand homme ? Que représente le littérateur si celui qui tient la plume est un salaud et qu’il le revendique ?

     

     

    * Finalement Gallimard renonce à publier les pamphlets antisémites les plus violents de Céline. Il faudra bien un jour les regarder de près pour les blâmer.

     

    « »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :