• Les Sonnets

     

              

     Shakespeare in Love

     

     

     L’amour vainqueur du temps

     

                            Sonnet 115

     

    Those lines that I before have writ do lie,
    Even those that said I could not love you dearer ;
    Yet then my judgement knew no reason why
    My most full flame should afterwards burn clearer.
    But reckoning time, whose million’d accidents
    Creep in ’twixt vows, and change decrees of Kings,
    Tan sacred beauty, blunt the sharp’st intents,
    Divert strong minds to the course of alt’ring things :
    Alas why, fearing of time's tyranny,
    Might I not then say, ‘Now I love you best’,
    When I was certain o’er in-certainty,
    Crowning the present, doubting of the rest ?
       Love is a Babe, then might I not say so,
       To give full growth to that which still doth grow.

     

     

    Ces vers que j’ai écrits autrefois sont menteurs,

    Quand j’ai cru ne jamais vous aimer davantage :

    Car ma pauvre raison alors ne savait pas

    Que ma flamme pourrait brûler d’un feu plus clair.

     

    Mais le temps calcule autrement ; mille accidents

    Bousculent nos serments et les décrets des rois ;

    Il fane la beauté, émousse les désirs,

    Brise les esprits forts au gré des circonstances.

     

    Pourquoi donc, redoutant du temps la tyrannie,

    Ai-je affirmé à tort : « Je vous aime le mieux » ? 

    Je n’avais simplement aucune incertitude,

    Je croyais au présent et me moquais du reste.

     

    L’amour est un enfant ; lors, j’aurais dû me taire

    Pour laisser s’épanouir ce qui grandit encore.

     

     

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