• Théorie mimétique

     

     

     

     

    Le complexe de Caïn

     

    Quelle que soit la circonstance, le « sentiment de la faute » ne plaît pas aux modernes. On trouve partout des psychologues bien intentionnés pour nous inviter à « ne surtout pas culpabiliser ». Le complexe de Caïn serait bien pire que le complexe d’Œdipe.

       Au lieu de nous enfermer dans notre bulle d’innocence, ne pouvons-nous pas accepter le poids de notre responsabilité ? Sauf à nous imaginer que nous n’avons de comptes à rendre à personne. Triste égoïsme. Dès l’instant où nous vivons en société c’est-à-dire depuis notre premier instant nous sommes redevables de ce que nous donnons autant que de ce que nous recevons.

       Ma liberté ne s’arrête pas là où commence celle d’autrui, elle s’arrête dès que ma liberté nuit à autrui. Pour Jean-Claude Guillebaud : « La souffrance de l’autre est ma véritable limite. » Ma liberté s’arrête donc très vite.

       Cette idée de la culpabilité a longtemps hanté Albert Camus. Dans L’homme révolté, il propose : « La question est de savoir, […] sans prétention à une impossible innocence, [si l’on] peut découvrir le principe d’une culpabilité raisonnable. » La question est bien posée. Quelle est la réponse ?

     

     

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