• Le bruit et la fureur

     

     

     

    Le Plaisir de Max Ophüls 

     

    Narcotique

     

    Le fracas médiatique, la trépidation, les convulsions désordonnées du monde ne viennent pas combler le vide métaphysique de l’époque, ils le créent ! La perspective de s’apercevoir que notre horizon est à portée de main, que notre au-delà est vide, que nous avons définitivement débarrassé le ciel des dieux chatoyants qui l’habitaient, que nous ne valons plus guère que ce que nos banques accumulent dans des coffres jalousement gardés, cette vision est terrifiante. Notre excitation marchande tente « au mieux » de dissimuler cette vacuité. Le trop-plein est un trompe-l’œil qui donne sur un vide béant que nous creusons toujours ! Sous un ciel dont nous avons chassé jusqu’aux derniers anges, la planète vrille sur elle-même, et il y en a que cela amuse. Entendre ici quelques rires préenregistrés… Le scintillement de la bêtise est le masque de l’étourdi qui danse dessous. Revoir ici la première scène du Plaisir de Max Ophüls.

       Peut-on tenir longtemps sans s’en apercevoir ? Jusqu’à la chute finale ?

     

     

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