• Miroir des autres 

     

     

     

     

     

    La marque d’origine

     

    « Nous sommes d’un pays qu’on ne quitte jamais,

    Qu’on garde en soi comme un secret. »

     

    Dans sa chanson, Louis Capart chante l’île de Sein, son « caillou ». Innée par nature et acquise par culture, la marque d’origine est indélébile. On n’oublie jamais son enfance. Ceci est vrai partout, pour tout le monde. Même pour ceux que la misère emporte loin de chez eux sur les chemins de l’exil et de l’humiliation.

       Tous les nationalistes et autres souverainistes le savent. Ils tiennent à leur souche comme à la prunelle de leurs yeux ! Et ils n’ont pas tort : on ne change pas ses racines, on les ressent toujours, même quand elles ont été arrachées. La douleur est alors comme un membre fantôme.

       Quand les mêmes nationalistes prétendent, après cela, que les émigrés quittent leur terre d’un cœur léger, pour venir envahir des territoires où ils ne sont pas les bienvenus, ils se trompent. Ils succombent à une forme de cécité sévère, ils souffrent de déficience empathique. Par hypertrophie de leur ego, ils ne regardent plus leurs égaux comme des humains. Grave dérèglement. L’exil est toujours une douleur.

     

     

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