• Empathie 

     

     

     

     

    « Qui est mon prochain ? »

     

    Que faut-il à « Je » pour être « un Autre » ? « Je » peut chercher son prochain indéfiniment et se tromper indéfiniment. Dans la conscience commune, le prochain se confond avec celui qu’on doit aider. « Aimer son prochain », banalement, ne signifie rien d’autre que « faire la charité ». Un don à l’UNICEF et me voilà tranquille. Où est mon prochain dans cet acte indifférent ? Qui ai-je touché ?

       Mon prochain n’est pas celui à qui je fais du bien, mais celui qui me fait du bien ! C’est celui dont je dépends. La définition unique du « prochain » est celle de la Parabole du Bon Samaritain, telle qu’elle est rapportée par saint Luc au chapitre 10 (25-37). Les disciples de Jésus ne comprennent rien, tout comme nous, à « l’amour du prochain ». L’un d’eux lui pose la question : « Qui est mon prochain ? » La réponse de Jésus est limpide : « Celui-là qui a pratiqué la miséricorde à [ton] égard. »  On peut traduire aussi : celui qui t’a fait du bien, celui qui t’a assisté, celui qui t’a aimé. C’est l’AUTRE qui fait que je suis JE. Le seul amour que j’ai à manifester, c’est ma reconnaissance. Cela signifie SE reconnaître dans l’AUTRE, reconnaître qu’on est aimé ! Françoise Dolto explique calmement : « L’amour vrai ne crée aucune dépendance. » Cela paraît incompréhensible, et pourtant, c’est ce que font les enfants, tous les jours.

     

     

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