• Shakespeare 

     

     

     

     

     

    Shakespeare in Love 

     

     

    Le désir et la conscience

     

    Globalement, Les Sonnets « parlent » d’amour, de séduction, de passion, de jalousie, de joie suffocante et de bonheur impossible, d’espérance et d’insatisfaction perpétuelle, de rivalités, de calomnie, de la précarité de la beauté et du besoin jamais assouvi que nous avons d’être aimés. Le thème majeur est celui du désir. Le désir est l’énergie de notre existence, son combustible (Shakespeare parle de ‘substantial fuel’ au sonnet 1, v. 6). En même temps, le désir est ce qui nous pousse dans toutes les impasses, vers tous les échecs, d’où ce cri final au sonnet 147 (v. 8) : ‘Desire is death’, « Le désir c’est la mort ». En à peine plus de 150 sonnets, Shakespeare parcourt tout le chemin qui va de l’éblouissement aveugle (ce qu’en terme girardien on appelle la méconnaissance) à la compréhension tragique de la vérité sur le désir, une révélation qui est le produit de la conscience, tel que Shakespeare le proclame au sonnet 151 (v. 2) :

                Who knows not conscience is born of love ?

                « [Qui ne sait que] la conscience est enfant de l’amour ? »

     

     

    Extrait de la Préface de l’édition bilingue commentée que j’ai réalisée pour L’Harmattan.

     

     

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