• Éducation 

     

     

     

     

     

    Vocation

     

    Au bout de la vocation, nous trouvons une personne, comme la définissait le philosophe Emmanuel Mounier : « De qui relève l’éducation de l’enfant ? […]. Quel est son but ? Il n’est pas de faire mais d’éveiller des personnes. Par définition, une personne se suscite par appel, elle ne se fabrique pas par dressage. »  La personne est un « être-vers », pas seulement un « être-là ». Cet « être-vers » ne demande qu’à advenir. L’enfant est un être voué.

      Le maître n’a pas à se soucier de savoir en quoi son élève est doué, mais à quoi il est voué. Bien que cette vocation soit unique, singulière, l’enfant ne la connaît pas toujours clairement lui-même. C’est alors au maître de faire la lumière. Plus fondamentalement, le maître est cette lumière. J’aime cette idée d’un enseigneur source de lumière. Cette source, extérieure à l’enfant, un peu distante, un peu haute, lui sert d’inspiration. Par nécessité, le modèle est « au-delà ». Qui parle ? D’où parle-t-il ? Le savoir se nourrit de la connaissance que l’on fait lentement de son maître. Bien sûr, il restera toujours lointain, inaccessible ou il paraîtra tel, même après que l’élève laura dépassé. Jai connu nombre d’élèves que jai découverts plus intelligents, plus brillants que moi. Je le savais, eux ne le savaient pas…  Le bout de route que nous avons fait ensemble m’a comblé de bonheur. Eux ne s’en souviennent peut-être pas.

     

     

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