• Théorie mimétique 

     

     

     

     

    Relativisme

     

    « Le relativisme contemporain est le produit de l’échec de la tentative de résoudre les problèmes liés à la diversité des cultures humaines. […] L’anthropologie moderne a échoué parce qu’elle n’est pas parvenue à expliquer les différentes cultures humaines comme un phénomène unitaire. »* À cette difficulté de perception « répond » pourtant la réalité de la culture occidentale qui a laissé s’installer un pluralisme de cultures en son sein. Comme si la culture occidentale n’était plus vraiment spécifique ! Elle l’est pour autant qu’elle est capable d’assimiler les autres cultures c’est sans doute là sa chance. Il ne s’agit pas d’ethnocentrisme qui étouffe les autres expressions culturelles mais d’une forme non violente d’adaptation, un apprentissage du monde.

       Si nous reprenons les critères girardiens sur la persécution (l’exclusion, le sacrifice), nous voyons que le « progrès culturel » se fait dans le sens d’une moindre persécution, d’un moindre sacrifice de « l’autre ». Après l’échec de la colonisation qui voulait imposer une seule culture à toutes les autres, nous en sommes venus à la confusion (délicieuse) des « autres cultures » entre elles, leur interpénétration. On ne peut même plus parler d’invasion des cultures du monde à l’assaut de l’Occident, mais d’un échange globalisé des arts, des pensées, des comportements. Cela ressemble encore à une espèce de cacophonie, mais en tendant l’oreille, nous pouvons discerner quelques jolies harmonies nouvelles qui annoncent des « lendemains qui chantent ».

     

     

     

    * René Girard, table ronde d’Identità e desiderio, mars 2006.

     

     

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