•  Shakespeare

     

     

     

     

    Les mots qui tuent

     

    PISANIO

    What shall I need to draw my sword ? the paper

    Hath cut her throat already. – No, 'tis slander,
    Whose edge is sharper than the sword, whose tongue
    Outvenoms all the worms of Nile, whose breath
    Rides on the posting winds and doth belie
    All corners of the world ; kings, queens and states,
    Maids, matrons, nay, the secrets of the grave
    This viperous slander enters.

     

    Qu’ai-je besoin de tirer l’épée ? Cette lettre

    Lui a déjà tranché la gorge… Car c’est la calomnie qui tue,

    Elle dont la langue est plus venimeuse que les serpents du Nil,

    Elle dont l’haleine se sert du vent comme coursier,

    Et qui trompe sous tous les horizons : les rois, les reines, les États,

    Les filles innocentes, les matrones, que dis-je ? Dans les secrets de la tombe

    La calomnie pénètre comme une vipère.

     

    Cymbeline, act III sc. 4, l. 33-40.

     

     

    Aujourd’hui, Shakespeare remplacerait-il ‘slander’ par Facebook, Twitter, Fake News, Wikileaks ?

     

     

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