• L'universel 

     

     

     

    « Que je te désire singulier ! »

     

    L’universel n’existe pas en soi. Il n’est que virtuel, potentiel. Il doit être soutenu à chaque instant par la vibration de tous les êtres singuliers ensemble. L’universel n’est pas à construire mais à conquérir. Dans cette perspective, l’éducation est une révélation. Et cette révélation est mélodique. Si les vibrations singulières viennent à manquer, la musique s’arrête ─ comme la vie s’arrête par défaut de respiration. La meilleure manière d’enseigner l’universel est de tenter de façonner des singularités, de leur permettre d’advenir. La vieille antienne « Deviens ce que tu es » est un peu réductrice. Il est plus important d’advenir au monde. La personne ne se dissout pas dans le groupe, elle se révèle. Il faut insister sur ce point : je parle de singularités, pas d’individus, pas de petites boules fermées sur elles-mêmes, je parle de personnes liées, reliées, attachées et surtout attachantes. Chaque éducateur (enseigneur ou parent) ne devrait désirer déclarer, à l’enfant dont il a la charge et qu’il aime, autre chose que cette apostrophe définitive de Baltasar Gracian y Morales : « Que je te désire singulier ! »

     

     

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