• Bonnes feuilles

     

     

     

     

     

    Le bonheur d’apprendre 

     

    Le bonheur est un jeu dans lequel il n’y a rien à gagner, un jeu qu’on ne joue pas pour gagner mais pour jouer, dont la satisfaction n’a rien à voir avec la fin, un jeu sans partie, sans adversaire, sans gagnant. Le bonheur n’est pas devant moi, il est avec moi pendant que je joue. Ce n’est pas ce vers quoi je tends, désespérément, c’est ce dans quoi j’évolue. Le bonheur n’est donc pas une fin, il est un moyen.

        Du jeu éducatif à la pédagogie « jouante », il n’y a d’autre frontière que la porte de la grande école. Pourquoi les enfants y sont-ils interdits de jeu ? Pourquoi sommes-nous tous priés de laisser le bonheur à la porte ? Pourquoi faut-il une théorie pour oser introduire des exercices « ludiques » remarquez le mot savant qui cache le mot « jeu », un peu indécent quand même ! Pourquoi faut-il lâcher les élèves pour qu’ils se recréent, à la récréation : les a-t-on détruits entre-temps ?

        Le bonheur est un moyen pédagogique comme un autre, bien meilleur que les autres, bien sûr. Un cours réussi j’allais dire « bien joué » est un cours dont on ressort heureux. Ma responsabilité d’enseigneur ne porte pas sur les programmes (que je ne peux pas choisir), ni sur les examens (qui sont imposés), ni sur les classes (qui me sont attribuées sans que j’aie mon mot à dire), mais sur la manière dont je fais passer le message, et dont je mets en jeu mon cours. Tout est affaire de circonstances. Le bonheur est strictement une affaire de circonstances. À moi de jouer.

     

                                                                     Le Maître des désirs

     

     

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