• Question de liens

     

     

    En commun, pas en communauté

     

    Devant la conscience universelle qui monte et se fait de plus en plus claire, les individus reculent et se réfugient, archaïquement, dans leur ethnie, leur tribu, leur clan, leur bande, ils s’enferment dans leur cercle, leur secte, leur confrérie consanguine, autant de vocables réunis sous l’étiquette de « communautés ». Cette maladie de l’appartenance est bien compréhensible, elle est le symptôme du manque de liens, de la perte d’attachements, de la peur de la tendresse humaine qui envahissent notre univers affectif. Cette maladie se caractérise par l’hypertrophie proclamée de la différence. La globalisation, sous la poussée des frayeurs individualistes, devient, selon l’expression de Jean-Claude Guillebaud, « une simple galaxie d’organisations particularistes fonctionnant en réseaux. »  L’Internet est son temple. Les jeunes sont ses adeptes les plus assidus.

       Les enfants ne sont pas seuls en cause. Le communautarisme guette toutes les sociétés individualistes. Là où l’individu peut se targuer de jouir de tous les droits possibles, c’est là que fleurissent les communautés les plus variées et les plus tenaces. Mais à trop se calfeutrer dans sa communauté, on finit par se retrouver dans un ghetto, on choisit la réclusion pour se guérir de l’exclusion. Le communautarisme est de l’individualisme de groupe il doit y avoir une contradiction quelque part… 

    Extraits de Et mon tout est un homme et La Génération virtuelle.  

     

     

     

     

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